Le procès des 33 terroristes accusés de l’attentat de Tiguentourine a été reporté à une future session criminelle. L’affaire, qui concerne une attaque survenue à In Amenas, wilaya d’Illizi, Algérie, a fait 37 morts, dont des ressortissants étrangers. Le collectif de défense des accusés a sollicité ce report afin de permettre la convocation des parties civiles et des témoins absents.
Attentat de Tiguentourine : Un réseau terroriste complexe révélé par les témoignages
Plus de 230 témoins ont été entendus lors de l’audience, incluant 76 étrangers. Parmi ces témoins figuraient des familles des victimes algériennes et étrangères. Le dispositif de sécurité a été renforcé pour assurer la sécurité de l’audience. L’affaire est marquée par la présence de plusieurs figures clés impliquées dans l’attaque.
« A. Drouiche », adjoint de l’émir de la katiba « Les Signataires par le sang », était présent. « Kroumi Bouziane » (Ridouane, le Russe Derbali) était également présent, en tant que nationalité tunisienne. « Bouhafs Djaâfar » a également été identifié. Les familles des victimes algériennes et étrangères ont également été présentes. La présence de ces individus a permis de recueillir des témoignages cruciaux concernant les événements.
L’attaque terroriste a été orchestrée depuis la Libye. Les assaillants ont utilisé un total de quatre véhicules, des modèles V8 et V6 sans immatriculation. Au moment de l’attaque, le groupe s’est divisé en deux unités distinctes. La première unité a ciblé la base de vie, tandis que la seconde s’est dirigée vers l’usine de traitement du gaz.
Procès à El Bayadh : Figures clés de l’attaque d’In Amenas et liens avec la Libye
La direction du groupe était assurée par plusieurs individus. « Abou Al-Baraa » supervisait les opérations à la base de vie, « Abou Abdelrahmane » était basé au Niger, et « Mokhtar Belmokhtar » était impliqué dans les négociations avec les services de sécurité et agissait comme émir de la katiba « Al-Moulathamoun ». Le plan initial était de rassembler les otages à l’usine de traitement du gaz, avant de les piéger et de provoquer une explosion.
Plus de dix chefs d’accusation graves ont été retenus contre les participants. Ces accusations incluent l’appartenance à une organisation terroriste opérant à l’étranger, la création et la direction d’une organisation armée à des fins terroristes, la propagation de meurtres et de destructions liés au terrorisme, ainsi que des homicides volontaires avec préméditation et guet-apens.
L’examen des éléments factuels mis en lumière révèle la qualification de crimes graves, notamment l’homicide volontaire commis avec actes de torture et de barbarie, en lien avec un autre crime favorisant la désistement de la victime. Des allégations d’enlèvements et de séquestrations impliquant des agents de l’ordre, ainsi que d’actes d’enlèvement caractérisés par la violence physique et le kidnapping, sont actuellement au cœur de l’investigation en cours.
Le procès, initialement prévu pour se tenir en première instance, a été reporté. La décision a été prise par le collectif de défense des accusés, qui estime que la convocation des parties civiles et des témoins absents est nécessaire pour garantir une défense complète. La prochaine session criminelle déterminera l’issue de cette affaire complexe.