Algérie : le ministre Yahia Bachir s’exprime sur l’industrie automobile

Le ministre algérien Yahia Bachir a récemment souligné la priorité accordée par son gouvernement au développement de l’industrie automobile, lors d’une intervention à l’Assemblée populaire nationale (APN) le 12 février 2026. L’objectif est double : soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et relancer l’activité industrielle dans le pays.

Développement de l’industrie automobile : priorité gouvernementale

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures ont été prises. En particulier, une autorisation a été accordée pour l’importation de véhicules neufs de moins de trois ans, facilitant ainsi l’accès à des voitures plus récentes et potentiellement moins chères sur le marché local.

Selon le décret exécutif n° 22-384 du 17 novembre 2022, les conditions pour la production locale sont strictement encadrées. Au total, cinq entreprises ont déposé des demandes d’agrément pour produire en Algérie. Parmi elles, Stellantis El Djazaïr a été le premier à obtenir l’agrément définitif et a lancé ses opérations de production au mois de décembre 2023.

Pour Chery et Hyundai Motors Manufacturing Algeria, qui ont également obtenu des autorisations préalables, la principale contrainte reste le manque d’emplacement industriel approprié. Si les deux constructeurs attendent toujours l’agrément définitif, Hyundai a déjà reçu son autorisation en avril 2025.

Deux autres projets sont également en attente d’autorisation préalable et sont actuellement à un stade avancé d’étude. Le choix de Stellantis pour la première usine de production Opel en dehors de l’Europe est une indication du potentiel de ce secteur dans le pays.

Le contexte du marché automobile algérien a longtemps été marqué par une crise, caractérisée par une offre insuffisante et des prix élevés. La mise en place de ces nouvelles mesures vise à répondre aux besoins des consommateurs tout en stimulant l’économie nationale.

Mesures et perspectives pour une renaissance industrielle

Ces développements montrent la volonté du gouvernement algérien d’engager un renouveau dans le secteur automobile, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.

Les mesures mises en place ont déjà commencé à porter leurs fruits, avec l’arrivée de Stellantis El Djazaïr qui a lancé ses opérations dès décembre 2023, produisant des véhicules Fiat sur le sol algérien. Cette première usine locale est susceptible d’inspirer d’autres investissements étrangers et de créer un effet boule-de-neige positif pour l’industrie automobile nationale.

Le choix de Stellantis pour la première usine de production Opel en dehors de l’Europe est une confirmation du potentiel économique et industriel que l’Algérie peut offrir. Ce projet, malgré sa relative jeunesse par rapport à d’autres entreprises impliquées, s’inscrit dans un plan stratégique plus vaste visant à diversifier la production automobile locale.

Ces initiatives ne se limitent pas aux constructeurs déjà engagés : deux autres projets sont en attente d’autorisation préalable et progressent rapidement. L’une de ces entreprises est spécialisée dans la fabrication de pièces automobiles pour les marques existantes, tandis que l’autre envisage une approche plus intégrée, couvrant à la fois la production de véhicules complets et de composants.

La mise en place de ces usines locales a des implications significatives sur le marché automobile algérien. Elle contribue à répondre aux besoins croissants des consommateurs qui cherchent des options plus abordables et de meilleure qualité, tout en réduisant la dépendance vis-à-vis d’importations coûteuses.

La stratégie gouvernementale vise également à améliorer le pouvoir d’achat des Algériens par l’accès à une gamme plus large de véhicules. En autorisant l’importation de voitures de moins de trois ans, le ministère espère offrir aux consommateurs un choix plus varié et potentiellement moins cher que ce qu’ils connaissaient jusqu’alors.

En conclusion, les mesures prises par le gouvernement algérien pour renforcer l’industrie automobile font partie d’un vaste effort visant à stimuler la croissance économique, créer des emplois et améliorer la qualité de vie des citoyens.