Le conseiller africain de Donald Trump, Massad Boulos, a récemment éclairci les contours des négociations engagées pour le conflit du Sahara occidental. Selon une interview accordée à la chaîne allemande DW, ces discussions se concentrent uniquement sur deux parties : le Maroc et le Front Polisario.
Massad Boulos éclaire le conflit du Sahara occidental : Maroc et Front Polisario en première ligne
La résolution 97-27 des Nations unies, adoptée le 31 octobre dernier, a été citée comme un document clé dans cette perspective. Cette résolution nomme explicitement les parties impliquées : le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. Cependant, le rôle des derniers deux pays est considéré de manière confidentielle.
L’Algérie a toujours refusé la formule des tables rondes, estimant que le conflit oppose directement le Maroc au Front Polisario. Cette position reflète une vision du conflit qui exclut l’Algérie et la Mauritanie d’une participation active aux négociations.
Rôle des voisins et médiation internationale dans la résolution du conflit saharien
Les pays voisins, en particulier l’Algérie et la Mauritanie, sont concernés de manière indirecte par le processus. Cela suggère que même si ces deux nations ne participent pas directement à l’échange des propositions, elles peuvent influencer les débats ou être impliquées dans les discussions secondaires.
Sur un plan plus technique, la source proche du dossier a affirmé que les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide des Nations unies et des États-Unis ne correspondent pas à la réalité. Les États-Unis jouent un rôle de médiateur attentif, avec Mike Waltz dirigeant la mission américaine auprès de l’ONU.
Le secrétaire d’État Marco Rubio est également impliqué dans ce processus, soulignant la volonté des États-Unis et du gouvernement américain d’être engagés dans cette résolution pacifique. Massad Boulos a exprimé un optimisme prudent, notant que même si le conflit peut nécessiter du temps pour trouver une solution durable, l’engagement de la résolution à l’ONU constitue déjà un signe encourageant.
Le président Trump est cité comme source d’optimisme et de leadership. Son engagement personnel dans cette question pourrait influencer positivement les perspectives futures des négociations.