Le Ministère algérien des Affaires religieuses a annoncé officiellement que le Ramadan 2026 commencera dans son territoire le jeudi 19 février. Cette décision a été prise après une réunion de la Commission nationale des croissants lunaires, tenue à Dar El Imam Sidi Abderrahmane Thaâlbi, au Mohammadia.
Détermination officielle de la date du début du jeûne pour le Ramadan 2026
Youcef Belmehdi, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, a supervisé le processus. Les observateurs ont utilisé des méthodes scientifiques pour déterminer la pleine lune nécessaire à la déclaration du premier jour de jeûne. Selon les rapports collectés par les équipes d’observation réparties sur tout le territoire, un croissant lunaire n’a pas été observé visuellement.
Le secteur de la jeunesse a été mobilisé pour cette occasion. Le ministère de la Jeunesse et des clubs d’astronomie ont collaboré avec des associations spécialisées comme le Centre de loisirs scientifiques de Bouhraoua (wilaya de Ghardaïa) et l’association Souhail d’astronomie et des sciences spatiales à Laghouat. Cette initiative vise à encourager l’implication des jeunes dans les activités scientifiques et communautaires, tout en développant la culture de l’observation astronomique.
Il est important de noter que cette date diffère des calendriers utilisés par d’autres pays musulmans du monde arabe. En effet, certains pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, le Yémen et la Palestine ont annoncé un début de Ramadan le mercredi 18 février. D’autres pays comme l’Égypte, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, l’Oman, la Libye et la Tunisie partagent la même date que l’Algérie.
Les divergences s’expliquent par une différence de méthodologie : certains pays utilisent l’observation visuelle du croissant lunaire tandis que d’autres recourent à des calculs astronomiques pour déterminer le début du mois sacré.
Inclusion de la jeunesse dans le processus d’observation astronomique
Le processus a été rigoureusement encadré par la Commission nationale des croissants lunaires et des horaires religieux, qui s’est réunie à Dar El Imam Sidi Abderrahmane Thaâlbi, à Mohammadia. Les membres de cette commission, composée de scientifiques expérimentés et d’observateurs qualifiés, ont analysé les données collectées sur le terrain pour confirmer l’absence de croissant lunaire visuellement observable.
La centralisation des informations a été assurée par un lieu technique non spécifié dans le texte, mais qui assure la réception des rapports d’observation venus de chaque wilaya. Ces données ont ensuite été soumises à une analyse minutieuse pour déterminer l’exactitude du calendrier religieux.
L’inclusion du secteur de la jeunesse a permis d’enrichir le processus, offrant aux jeunes Algériens une occasion unique de s’engager dans des activités scientifiques et communautaires. Le ministère de la Jeunesse a joué un rôle prépondérant en coordonnant l’implication des clubs d’astronomie et des associations spécialisées, qui ont contribué à cette démarche pédagogique.
Le Centre de loisirs scientifiques de Bouhraoua (wilaya de Ghardaïa) a fourni un soutien logistique et technique essentiel. De son côté, l’association Souhail d’astronomie et des sciences spatiales à Laghouat a apporté sa connaissance en matière d’observation astronomique, ce qui a contribué à la précision des observations.
Cette mobilisation de la jeunesse dans le processus de détermination du début du Ramadan reflète l’engagement continu du gouvernement algérien à promouvoir la science et l’éducation.