L’Algérie a engagé un milliard de dollars dans le développement de stations de dessalement d’eau de mer, une initiative visant à répondre aux besoins croissants en eau potable dans les wilayas de Tlemcen, Mostaganem et Chlef. Ces nouvelles installations permettront de produire 900 000 mètres cubes d’eau par jour supplémentaires.
Investissements massifs dans le dessalement : 1 Milliard USD pour Tlemcen, Mostaganem et Chlef
Le plan global prévoit une investissement de 5,4 milliards de dollars pour dessaler l’eau de mer afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable. Cette stratégie vise également à libérer des volumes d’eau douce pour soutenir le secteur agricole, qui représente environ 15% du Produit Intérieur Brut (PIB) algérien.
Le secteur agricole est une zone de production majeure d’olives et de fruits, constituant un véritable grenier à blé du pays. Touché par le recul de la pluviométrie depuis deux décennies, ce domaine fait face à des défis importants.
Stratégie d’avenir : Dessalement et agriculture soutenue
Pour soutenir cette stratégie économique, l’Algérie vise à couvrir 60% de ses besoins en eau potable par le dessalement d’ici 2030. Cette initiative permettra également d’utiliser 4 milliards de mètres cubes d’eau douce annuellement pour l’irrigation, contribuant ainsi à réduire la dépendance aux importations de céréales.
Les stations seront construites par des géants publics, notamment les filiales de Sonatrach et le groupe Cosider. Elles bénéficieront d’une alimentation en électricité fournie par Sonelgaz au tarif du marché, assurant ainsi leur fonctionnement.
L’Algérie dispose de 44 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 8,6 millions sont actuellement exploités. Cette stratégie de dessalement est considérée comme un investissement vital pour la stabilité nationale à long terme, offrant une solution durable face aux défis hydrologiques et agricoles du pays.