Bruno Retailleau, ancien ministre français de l’Intérieur, a lancé un appel à durcir le rapport de force entre la France et l’Algérie. Selon lui, le pays africain doit respecter ses obligations en matière d’exécution des ordres de quitter le territoire français (OQTF) avant que la France ne considère l’octroi de visas.
Bruno Retailleau : un appel à durcir le rapport de force avec l’Algérie
Cette position intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par une période de tensions entre Paris et Alger. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment visité le pays pour restaurer un dialogue sérieusement entaché.
Retailleau évoque des relations franco-algériennes toxiques, structurelles et récurrentes, où la France est souvent utilisée comme bouc-émissaire des échecs internes de l’Algérie. Il cite en exemple les cas d’écrivains Boualem Sansal et Christophe Gleizes.
Propositions pour rééquilibrer les relations franco-algériennes et renégocier les accords
Le ministre français soulève aussi le problème des attentats organisés par les services secrets algériens sur le sol français, posant la question : « Fallait-il accepter la tentative d’attentat des services algériens contre un opposant algérien sur notre sol ? »
Il critique l’équilibre déséquilibré de certains accords franco-algériens de 1968. Retailleau propose donc de renégocier ces accords pour lier le nombre de visas à la réalisation effective des OQTF par les autorités algériennes.
Selon lui, cette relation marquée par des hauts et des bas reste fondamentalement inchangée. Il affirme la nécessité d’une position ferme et d’un suivi rigoureux pour assurer l’autorité de la France face à ce partenaire difficile.