Samedi dernier, s’est tenue à Pampelune en Espagne la 29e Conférence des intergroupes parlementaires «Paix et liberté pour le peuple du Sahara occidental». Les participants ont de nouveau déclaré leur soutien indéfectible au droit du peuple sahraoui d’exercer son autodétermination.
Déclaration unanime en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui
Le texte adopté met en évidence que le Sahara occidental est un territoire non autonomisé soumis à l’application du droit international. Il souligne également qu’aucune preuve n’a été apportée pour prouver que le Maroc a jamais exercé une souveraineté sur ce territoire.
Le Front Polisario, organisation qui mène la lutte pour l’autodétermination du Sahara occidental, est reconnu comme l’unique et légitime représentant du peuple sahraoui. Les délégués ont exigé que le processus politique se déroule dans le respect des Nations unies et du droit international, avec la résolution 2797 du Conseil de sécurité en guise de référence actuelle.
Appels à l’action pour la mise en œuvre du droit international
Un appel a été lancé au Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève pour nommer un rapporteur spécial dédié au Sahara occidental. Les représentants ont également demandé une extension du mandat de la Minurso, l’ONU Mission for the Referendum in Western Sahara, afin qu’elle surveille les droits humains dans le territoire.
Il a été souligné que des prisonniers politiques sahraouis, notamment ceux du groupe de Gdeim Izik, doivent être libérés immédiatement. Les missions parlementaires régionales ont pour tâche d’observer la situation des droits de l’homme chez les civils sahraouis, en particulier en ce qui concerne leurs droits à l’expression et à la réunion.
La Déclaration a déclaré que toute signature de nouveaux accords commerciaux entre l’Union européenne et le Maroc concernant des ressources du Sahara occidental sans l’accord du peuple sahraoui est illégale, rappelant ainsi une jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.
La conférence a engagé les acteurs économiques et politiques à mener des négociations directes avec le Front Polisario. Les délégués ont également appelé à renforcer la coopération institutionnelle et humanitaire, soutenir politiquement le Front Polisario et améliorer la sensibilisation du public au conflit dans les médias et sur les réseaux sociaux.