« Chez nous » : Robert Ménard exprime sa rancœur envers l’Algérie à l’indépendance de 1962

Robert Ménard, maire de Béziers et originaire d’Oran depuis 1850, exprime son ressentiment envers l’Algérie indépendante, marquant une nostalgie pour « l’Algérie française ». Né à Oran, il a vécu dans la région jusqu’à l’indépendance de 1962. Ménard avoue avoir du mal avec cette situation et regrette d’être empêché de visiter son pays d’origine.

Robert Ménard : Un ressentiment profond après l’indépendance

Il déclare : « Le général De Gaulle a bradé l’Algérie. Peut-être qu’il avait ses arguments, mais ils étaient inaudibles. On était chez nous. » Ménard souhaite emmener sa fille découvrir ce qui reste de son patrimoine familial et comprendre pourquoi il ressent un regret pour cette terre.

Réactions et analyses sur les propos de Robert Ménard

Pour illustrer son propos, il compare la température de l’eau de mer en Algérie à celle de l’autre côté du détroit : « La mer est plus chaude en Algérie que de l’autre côté de la Méditerranée. Il y a des choses qui n’ont pas de prix là-bas. » Ces propos ont suscité une vive réaction de Sabrina Sebaihi, député, qui affirme que les termes « On était chez nous » ne justifient pas le ressentiment envers une nation qui a gagné son indépendance.

Fabrice Riceputi, historien, explique que depuis 1830, les colons étaient chez « eux », c’est-à-dire le peuple algérien, et non l’inverse. Il souligne que certains Pieds-Noirs restés à l’extrême droite refusent de reconnaître qu’ils ont été des victimes collatérales d’un système colonial injuste.