La Direction de la Santé et de la Population (DSP) de Bordj Bou Arréridj a lancé une alerte concernant un médicament contrefait appelé Escodyne®, qui n’est pas autorisé en Algérie. Présenté comme un antalgique, ce produit peut entraîner des complications graves et conduire au décès du patient dans un délai de cinq jours. Il est introduit clandestinement sur le territoire algérien via la Jordanie et la Syrie et circule exclusivement par des circuits parallèles non réglementés. Mustapha Zebdi, président de l’APOCE, a confirmé que Escodyne® n’est pas un médicament officiellement enregistré mais plutôt un complément alimentaire dont l’absence de visuel officiel rend sa détection difficile pour les consommateurs. La DSP a ordonné une mobilisation immédiate des professionnels de santé afin d’informer la population et de signaler toute présence du produit sur le marché. Les autorités soulignent que la régulation actuelle des compléments alimentaires en Algérie est remise en question par cette affaire, tandis que les consommateurs sont formellement conseillés de ne pas acquérir de produits de santé hors circuits officiels et de vérifier systématiquement l’étiquetage.
Alerte à El Bayadh : Le médicament contrefait Escodyne® en circulation
Cette situation met en lumière la nécessité d’une régulation plus stricte des compléments alimentaires afin de protéger les consommateurs contre les risques liés aux produits contrefaits.
Il est crucial que les autorités renforcent les contrôles et établissent une liste officielle des compléments alimentaires approuvés, accompagnée d’un système d’étiquetage clair et standardisé pour faciliter l’identification par les consommateurs. Cette initiative permettrait non seulement de réduire la circulation illégale de produits dangereux mais aussi d’éliminer toute ambiguïté quant à leur statut sur le marché pharmaceutique algérien.
Une campagne massive d’éducation du public est nécessaire pour informer les citoyens des dangers potentiels liés aux compléments alimentaires et médicaments non réglementés. Les consommateurs doivent être encouragés à consulter un professionnel de santé avant toute acquisition de produits diététiques ou pharmaceutiques, ainsi qu’à signaler tout produit suspect à la DSP.
Régulation urgente des compléments alimentaires pour protéger les consommateurs
La coopération internationale entre les autorités sanitaires algériennes et leurs homologues étrangers est également essentielle pour traquer l’origine des produits contrefaits et interrompre leur flux sur le territoire national. Des accords bilatéraux avec les pays de transit comme la Jordanie et la Syrie devraient être mis en place pour partager des informations et coordonner les efforts d’enquête.
L’instauration d’une hotline dédiée permettrait aux consommateurs de signaler rapidement tout produit suspect. Cette mesure faciliterait le travail des autorités chargées du contrôle et de la régulation des produits de santé en mettant à leur disposition des informations précises sur les produits non conformes.
L’implication active des pharmacies légales est indispensable pour contrôler et réduire la distribution parallèle des médicaments contrefaits. Les pharmaciens jouent un rôle clé dans la sensibilisation du public aux dangers de ces produits et devraient être encouragés à collaborer étroitement avec les autorités sanitaires.
Cette affaire souligne l’importance d’une régulation rigoureuse des compléments alimentaires en Algérie. Une approche holistique comprenant la surveillance accrue, l’éducation du public et la coopération internationale est nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs et prévenir les décès dus à ces produits dangereux.