Sommet de l’UA : Unité d’actions pour relever les défis sécurité et développement

Les travaux du 39e sommet de l’Union Africaine (UA) se sont clôturés le 15 février à Addis-Abeba, Éthiopie. Le thème central de ces sessions a été « L’Afrique aux Africains », slogan lancé par le roi Numinissa Massinissa.

Défis majeurs abordés lors du 39e Sommet de l’UA

Au cours des deux jours d’échanges, les dirigeants africains ont évoqué une série de défis : la paix et la sécurité, les réformes institutionnelles, le développement économique, l’adhésion du G20 ainsi que la justice historique et la solidarité internationale.

Le sommet a appelé à unir leurs efforts face aux menaces extérieures. Les participants ont exigé un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel au Soudan, tout en plaideur pour une adhésion pleine et entière de la Palestine à l’Organisation des Nations Unies.

La position africaine a été réaffirmée en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les dirigeants ont également insisté sur la représentation équitable de l’Afrique dans les institutions de gouvernance mondiale.

Actions concertées pour une Afrique plus sûre et plus prospère

Evariste Ndyaishimye, président de la République du Burundi, a été élu président de l’UA pour 2026. La profonde préoccupation des chefs d’État et de gouvernement face à la persistance des conflits, du terrorisme et de l’extrémisme violent a été soulignée.

Des mesures ont été prises pour faire taire les armes en Afrique et lutter contre les changements anticonstitutionnels. Les dirigeants ont insiste sur le financement prévisible, durable et flexible des opérations de soutien à la paix menées par l’UA.

Un Mémorandum d’entente a été adopté entre l’UA, les Communautés économiques régionales (CER) et les Mécanismes régionaux sur l’utilisation de la Force africaine en attente. Les positions africaines coordonnées ont été soulignées pour faire progresser les priorités continentales : le financement du développement durable, la réstructuration de la dette, l’action climatique, la sécurité alimentaire et la transformation numérique.

L’importance d’une transformation des systèmes alimentaires africains a été soulignée, avec une nécessité de renforcer leur résilience face aux chocs climatiques. L’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également été promue pour dynamiser le commerce intra-africain.

Enfin, l’importance d’une justice historique, de la vérité, du devoir de mémoire, de la justice réparatrice et de la préservation de la dignité des peuples africains a été soulignée.