Réda Kouninef, l’ancien ministre algérien de l’Agriculture incarcéré depuis novembre 2021, est à nouveau confronté aux tribunaux. Le procès prévu pour le 4 mars prochain à Alger verra la chambre criminelle de première instance du Conseil de justice d’Alger juger l’homme politique sur des accusations de blanchiment d’argent et dissimulation de revenus criminels issus de corruption.
Procès de Réda Kouninef : Accusations de blanchiment d’argent et dissimulation de revenus
Ces allégations remontent à 2019, où il est accusé d’avoir acheté des plantes rares par une exploitation agricole située dans la région de Bir Mourad Raïs. La cour spécialisée dans les affaires économiques et financières de Sidi M’hamed avait déjà infligé des peines maximales à Réda Kouninef et ses complices, allant jusqu’à 10 ans de prison ferme avec confiscation de biens.
Contexte et enjeux du second procès judiciaire d’Réda Kouninef
Son gendre, N. Abdelaziz, a été condamné à 4 ans de prison ferme et à une amende de 8 millions de dinars algériens. Réda Kouninef lui-même devra verser 30 millions de dinars algériens d’indemnisation pour les pertes subies par le Trésor public, tandis que son fils a été condamné à verser 10 millions.
Lors du procès précédent, Réda Kouninef avait nié toutes les accusations. Il affirmait que l’exploitation agricole n’était pas sa propriété et que le véritable propriétaire était un homme d’affaires tunisien.
Ce processus judiciaire démarrait initialement comme une plainte pour menace contre lui par un garde et un ouvrier agricole, ce qui a finalement conduit à ces graves accusations financières.