Controverses autour du feuilleton « El-Mouhadjir » : un cinéaste attaque le SNPSP

Le critique de cinéma Anis Koussim a réagi publiquement après que le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a déposé une plainte contre l’épisode du feuilleton algérien « El-Mouhadjir ». Diffusé pendant le mois de Ramadan, ce feuilleton a été critiqué pour avoir montré un médecin harcelant une patiente sur son lieu de travail.

Controverses autour du feuilleton « El-Mouhadjir » : une réaction critique du secteur médical

Pour Koussim, cette réaction est inutile et déplacée. Il suggère que les professionnels de la santé devraient se concentrer sur d’autres problèmes plutôt que de se plaindre des scènes fictives de séries télévisées. L’humoriste a même comparé la situation à celle qui serait probablement faite si les mêmes situations étaient représentées dans le football ou la zoologie, soulignant l’hypocrisie de réagir uniquement aux scènes médicales.

Koussim justifie sa position en expliquant que les professionnels de diverses industries savent que leur travail est fictif. Il cite des exemples comme « House » et « Urgences (ER) » qui ont été diffusés sans provoquer de réactions négatives, car tous les spectateurs sont conscients de la nature fictive du contenu.

Position du critique Anis Koussim sur les plaintes déposées contre le feuilleton

La série a divisé l’opinion publique. Certains pensent que « El-Mouhadjir » est inspirée de faits réels traités artistiquement, tandis que d’autres critiquent son contenu pour être offensant ou superficiel. Cependant, l’opinion majoritaire semble pencher vers l’idée que l’œuvre n’est pas offensante pour les médecins ni leur statut social, mais qu’elle aborde des questions sociales importantes.

Le SNPSP a déposé une plainte contre « El-Mouhadjir » au motif de la diffusion de scènes attentatoires à la pudeur et à la réputation du corps médical. L’épisode en question montre un médecin harcelant une patiente sur son lieu de travail pendant l’exercice de ses fonctions, ce qui contredit l’éthique médicale et renvoie au public une image négative du corps médical.

Le syndicat a précisé qu’il ne nie pas l’existence de tels comportements déviants dans le secteur de la santé mais rejette la promotion du vice durant le mois sacré de Ramadan à travers un programme télévisé utilisant la qualité de médecin.

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