L’APOCE (Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur) a récemment émis une mise au point sur la situation actuelle concernant la pénurie de sel et l’enrichissement en iode, répondant aux préoccupations croissantes des citoyens.
Mise au point de l’APOCE sur la pénurie de sel : rassurez-vous, la production nationale est suffisante
Face à une tension soudaine autour du sel, avec des rassemblements dans certains commerces et des interrogations sur sa conformité, l’APOCE a affirmé que la production nationale de sel est suffisante. Cette affirmation découle d’une délégation qui a visité l’entreprise Kouisel, deuxième unité en capacité de production après l’Entreprise nationale du sel, pour vérifier la chaîne de production et le contrôle qualité.
Importance de l’iode dans le sel : un enjeu majeur pour la santé publique algérienne
Bien que le sel sans iode ne soit pas toxique, il est important de noter qu’il s’agit d’une mesure de santé publique. L’iode, essentiel au bon fonctionnement de la glande thyroïde, joue un rôle crucial dans la régulation du métabolisme et plusieurs autres fonctions corporelles, notamment le développement cognitif chez l’enfant.
En Algérie, la loi stipule que 55 milligrammes d’iode doivent être ajoutés par kilogramme de sel alimentaire. Cette norme est conforme à des standards internationaux qui fixent généralement la teneur en iode du sel iodé entre 30 et 100 milligrammes par kilogramme.
L’objectif des autorités algériennes est clair : réduire les maladies liées à une carence en iode, prévenir les troubles thyroïdiens tels que le goitre, et soutenir le développement cognitif et physique des enfants.