Le ministre algérien Yacine Oualid a visité récemment une exploitation agricole à Blida, mettant en lumière les défis et les ambitions du secteur. Au cœur d’une séquence filmée, il dénonce la bureaucratie qui complique le travail des agriculteurs.
Défis et ambitions du secteur agricole selon Yacine Oualid
Lors de sa visite, M. Oualid a constaté un incident surprenant : un producteur détenteur d’agréments pour acheminer du son de blé a été refusé par l’administration locale car manquant la carte d’agriculteur. Le ministre a immédiatement dénoncé cette situation, affirmant que ce type de procédure « va nous rendre fous ». Il a promis que le document serait délivré dans la journée et a estimé qu’un échec serait une honte pour son département.
Pour améliorer l’agriculture nationale, Oualid présente un programme ambitieux visant à réduire l’importation de semences et de plants. Cette initiative vise principalement les cultures maraîchères, avec comme objectif de renforcer la sécurité alimentaire et d’alléger la facture des importations.
Il met en avant l’intégration des technologies modernes dans la production locale de semences, considérant cette approche comme un axe prioritaire. L’ambition est non seulement de satisfaire les besoins nationaux mais aussi de viser l’exportation.
Programme ambitieux pour réduire les importations et moderniser le secteur
Le ministre a également mentionné la préparation d’un pôle de production de semences entre Ghardaïa et El-Ménia, soulignant son importance stratégique pour le développement agricole du pays.
Un exemple concret de cette dynamique est la pépinière Vitroplant à Beni Tamou, spécialisée dans la production de porte-greffes et d’arbres fruitiers. Elle produit environ 15 millions de plants par an, couvrant le marché national et amorçant une orientation vers l’exportation.
Lors de sa visite, Oualid a également inspecté une exploitation pilote « Bassatine Yessad » à Mouzaïa, qui utilise des techniques d’agriculture intensive pour atteindre une densité de plantation de près de 1 600 arbustes par hectare. Avant, cette densité était de 800 arbustes.
La visite s’est conclue par l’examen d’un silo de stockage de céréales d’une capacité d’un million de quintaux, dont la mise en service est prévue pour la fin de l’année.