Lors d’une session à l’Assemblée Populaire Nationale, des députés ont lancé un appel pressant au gouvernement algérien pour mettre en place un cadre légal régulant TikTok. Les inquiétudes portent sur la nécessité de contrôle fiscal et moral face aux revenus colossaux générés par les créateurs de contenu.
Inquiétudes croissantes sur les revenus colossaux de TikTok en Algérie
Selon Aziz Abdelkader, ces créateurs empochent près de 15 milliards d’Algiers en seulement cinq minutes. Cette situation a suscité des interrogations concernant l’origine et la traçabilité des sommes considérables. Les autorités financières sont en train de surveiller attentivement les transferts de fonds.
Face à ces préoccupations, le ministre Zoheir Bouamama a nuancé les chiffres évoqués. Il a expliqué que les influenceurs bénéficient du statut auto-entrepreneur pour intégrer cette activité économique, tout en soulignant l’importance d’utiliser leurs capacités dans la lutte contre la désinformation.
Proposition de loi pour réguler l’activité des influenceurs algériens sur TikTok
Pour tenter de réguler ces acteurs, une proposition de loi a été déposée par Abdelbassat Bouhali au cours de la session parlementaire 2024-2025. Cette initiative vise à encadrer les géants du numérique, notamment TikTok, Facebook, Instagram et YouTube, sur le territoire algérien.
L’objectif principal est de protéger les valeurs religieuses et sociales du pays tout en assurant la sécurité de l’espace cybernétique. La loi prévoit également une protection accrue des jeunes contre les dérives potentiellement nocives.
Des inquiétudes persistantes se posent quant aux cadeaux anonymes reçus par certains influenceurs, qui ont récemment généré plus de 13 milliards en quelques minutes. Ces soupçons alimentent des discussions sur le blanchiment d’argent et la nécessité d’une réglementation stricte.
En conclusion, alors que les revenus générés par TikTok continuent à susciter des interrogations, l’Algérie s’apprête à prendre des mesures concrètes pour mieux encadrer ces acteurs économiques.