Le président algérien Tebboune a signé un décret le 17 février 2026, publié au Journal officiel, officialisant la sortie du groupe français Engie du projet du champ gazier de Touat. Cet accord est le fruit d’un avenant n°5 au contrat initial signé en juillet 2002 entre les parties pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures sur les blocs 352a et 353.
Retrait d’Engie : un nouveau souffle pour le champ gazier de Touat
Le 10 novembre 2025, Sonatrach et Eni Algeria Touat B.V. ont paraphé un avenant qui marque une nouvelle étape dans le redéploiement du projet. Engie, qui détenait initialement 30% des parts du champ gazier de Touat aux côtés de Sonatrach (35%) et Neptune Energy (35%), cède son participation à PTTEP, société thaïlandaise opératrice d’actifs pétroliers et gazières. Cette transaction réduit la part d’Engie au profit de PTTEP qui prend 22% du projet.
Parallèlement, Eni, groupe italien ayant acquis Neptune Energy en 2024, a racheté les actifs de cette dernière dans le cadre du champ gazier de Touat. Cette acquisition porte la participation d’Eni à 35%. L’Italienne a ensuite conclu un accord avec PTTEP pour acquérir 8% supplémentaires des parts du projet, ce qui lui confère désormais une participation totale de 43%.
La nouvelle répartition des parts dans le champ gazier de Touat voit Eni détenir 43%, Sonatrach 35% et PTTEP 22%. La production du site est actuellement stabilisée autour de 13 millions de mètres cubes par jour, soit environ 4,5 milliards de mètres cubes par an.
Il convient de rappeler que la production du champ avait été suspendue en automne 2021 suite à une contamination par du mercure. La relance de l’exploitation a été rendue possible grâce aux investissements consentis par Eni après son rachat des actifs de Neptune Energy.
Cette recomposition progressive des partenariats énergétiques en Algérie illustre les ajustements stratégiques qui se dessinent dans le secteur pétrolier et gazier du pays.
PTTEP rejoint Eni et Sonatrach dans l’exploitation du gisement
La signature de cet avenant n°5 intervient après plusieurs mois de discussions entre les parties prenantes, témoignant ainsi d’une collaboration renforcée malgré l’évolution des acteurs impliqués. Cette nouvelle configuration contractuelle vise à optimiser la gestion et l’exploitation du champ gazier en tenant compte des besoins stratégiques mutuels.
L’intégration de PTTEP dans ce consortium représente un atout considérable, notamment grâce à son expertise reconnue dans le domaine de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures. Ce nouveau partenaire apporte non seulement une participation financière substantielle mais aussi des compétences techniques qui complètent celles d’Eni et Sonatrach.
La contribution d’Eni, avec son expérience dans le secteur pétrolier et gazier au niveau international, est également déterminante pour la relance du projet. Le groupe italien a investi significativement afin de remédier à l’incident de 2021 et de rétablir une production stable et durable. Ces efforts ont permis de restaurer la confiance des partenaires ainsi que des autorités algériennes.
La signature de ce décret présidentiel le 17 février 2026, qui a suivi l’avenant conclu entre Sonatrach et Eni Algeria Touat B.V., marque un tournant important dans la gestion du champ gazier. Elle confirme l’engagement des institutions algériennes à soutenir ces projets stratégiques en collaborant étroitement avec les investisseurs internationaux.
Cette recomposition des partenariats énergétiques en Algérie reflète une tendance plus large dans le secteur pétrolier et gazier mondial, où la coopération entre différents acteurs est de plus en plus nécessaire pour faire face aux défis technologiques et environnementaux. Elle ouvre également la voie à d’autres ajustements potentiels qui pourraient se produire au sein du paysage énergétique algérien dans les années à venir.
En conclusion, cette nouvelle configuration des parts dans le champ gazier de Touat illustre comment les acteurs du secteur pétrolier et gazier s’adaptent aux changements économiques et géopolitiques en cours. Elle témoigne d’une dynamique positive pour l’avenir de ce projet crucial pour la production énergétique algérienne, tout en soulignant l’importance des partenariats internationaux dans le cadre de ces développements.