Partis politiques consultés sur le projet de loi des circonscriptions électoralles

Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné la révision du projet d’amendement de la loi sur les circonscriptions électorales en associant les partis politiques. Une commission de suivi et de révision du projet de loi sera créée pour déterminer le nombre de sièges à pourvoir au Parlement. Le projet vise à adapter le découpage électoral pour mieux prendre en compte la croissance démographique et la création de nouvelles wilayas. Le nombre de sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN) augmentera de 15 sièges, passant de 407 à 422, tandis que le nombre de sièges au Conseil de la nation passera de 174 à 207. Le nombre de circonscriptions électorales passera de 58 à 69. Onze nouvelles wilayas seront créées : Aflou, Barika, Bir El Ater, Ksar Chellala, Aïn Ouessara, M’sila, Ksar El Boukhari, Boussaâda, Labyadh Sidi Cheikh, El Kantara et El Aricha. Dix-neuf sièges seront réaffectés aux nouvelles wilayas. Les wilayas de moins de 200 000 habitants auront trois sièges, tandis que Boussaâda, plus peuplée, en aura quatre. Une circonscription spécifique sera créée pour les Algériens résidant à l’étranger. Le projet de loi a été transmis aux partis politiques pour examen et enrichissement. Ces derniers auront la possibilité de proposer des amendements et de formuler des recommandations. Le projet doit être approuvé avant les élections législatives prévues pour l’été 2026, et l’appel aux urnes doit intervenir au plus tard le 8 avril 2026, soit 90 jours avant la fin de la législature actuelle.

Réforme du système électoral : les partis politiques consultés sur le projet de loi

Cette réforme du système électoral vise à mieux représenter les changements démographiques et territoriaux récents, tout en garantissant la participation des partis politiques à la définition du nouveau découpage.

Cette initiative du président Abdelmadjid Tebboune marque un tournant important dans la gestion démocratique du pays, en offrant une voix plus significative aux partis politiques dans la réforme du système électoral. Le processus de révision et d’adoption du projet de loi est une étape cruciale pour assurer la transparence et la légitimité des futures élections législatives.

Création de nouvelles circonscriptions et réaffectation des sièges aux wilayas

La création de nouvelles circonscriptions et la réaffectation des sièges aux wilayas nouvellement établies reflètent une volonté politique d’adapter le système électoral aux évolutions démographiques et territoriales. Cette adaptation permettra à des régions auparavant sous-représentées d’avoir une voix plus audible dans l’Assemblée populaire nationale et au Conseil de la nation.

La reconnaissance des Algériens résidant à l’étranger par le biais d’une circonscription spécifique est également une avancée significative pour l’inclusion démocratique. Cette mesure reconnaît le rôle important que les citoyens algériens à l’étranger jouent dans la vie politique du pays et leur droit de participer activement aux élections, ce qui est essentiel pour une représentation plus complète de la société algérienne.

L’implication des partis politiques dans le processus de révision du projet de loi est un pas vers une démocratie plus participative. Cela permet non seulement de garantir que les recommandations soient bien étudiées et discutées, mais aussi d’inciter ces partis à prendre part activement à la vie politique du pays. Cette démarche contribue à renforcer la confiance des citoyens envers leurs institutions politiques et à promouvoir un climat de dialogue et de collaboration entre les différentes forces politiques.

Cette réforme du système électoral est une étape importante vers une démocratie plus représentative et participative en Algérie. Elle permet de mieux refléter les changements démographiques et territoriaux récents tout en garantissant une participation accrue des partis politiques et des citoyens algériens dans la définition du nouveau découpage électoral. Cette initiative ouvre la voie à une élection législative plus inclusive et démocratique en 2026.