Pour la première fois depuis la création du programme de loterie pour la diversité (DV), plus communément appelé Green Card Lottery, l'inscription n'est plus totalement gratuite. Les autorités américaines ont introduit une taxe d'enregistrement de 1 dollar américain, exigée dès la soumission du formulaire électronique initial. Cette mesure marque un changement historique dans la gestion administrative du dispositif, qui permettait jusqu'alors à tous les candidats de postuler sans aucun frais.
Par le passé, la charge financière incombait exclusivement aux gagnants. En pratique, la démarche ne comportait qu'une dépense officielle unique : les frais de visa consulaire, établis à 330 dollars, à régler auprès de l'ambassade des États-Unis. Ce montant prenait en charge l'intégralité des étapes conclusives, notamment l'entretien, le contrôle rigoureux des documents et la délivrance du titre de séjour.
Une participation financière désormais partagée
Le parcours financier des candidats se divise désormais en deux étapes distinctes. À l'inscription, chaque dossier nécessite le règlement de 1 dollar lors du dépôt en ligne. En cas de sélection, les frais de visa habituels de 330 dollars restent applicables et doivent être payés directement auprès de l'ambassade ou du consulat des États-Unis.
Washington affirme que l'introduction de ces frais a pour objectif de couvrir les coûts opérationnels du dispositif. L'analyse de plusieurs millions de demandes provenant de toutes les régions du monde nécessite chaque année une infrastructure informatique sécurisée, des systèmes de stockage robustes ainsi qu'une maintenance continue. Il faut y ajouter le recours à une main-d'œuvre spécialisée, essentielle pour superviser les inscriptions, orchestrer le tirage au sort et accompagner les candidats.
Ces fonds permettent par ailleurs de renforcer les dispositifs de sécurité et de lutter contre les abus. La fraude constitue un défi majeur, avec des candidatures multiples ou fictives qui ralentissent le traitement des dossiers. L'introduction de ces frais d'inscription vise à freiner ces pratiques. Enfin, la réforme modifie la répartition de la charge financière : jusqu'ici portée uniquement par les lauréats, elle est désormais partagée entre l'ensemble des candidats, chacun contribuant au bon fonctionnement et à la sécurité du système.