Policiers de Carcassonne : Des propos racistes révélés par une vidéo

Une vidéo de six heures, filmée par inadvertance par un brigadier-chef principal de la police municipale de Carcassonne, C. R., a mis en lumière des propos racistes et discriminatoires. L’enregistrement, révélé ce mardi par le quotidien Midi-Libre, date d’une patrouille en novembre 2025.

Carcassonne : Des propos racistes révélés dans une vidéo de police municipale

C. R., âgé de 50 ans, ancien parachutiste militaire et sympathisant du Rassemblement National (RN), est à l’origine de la majorité des dérapages. Lors de la patrouille, il a prononcé des insultes, des comparaisons dégradantes et des théories conspirationnistes. Parmi ces propos, on note notamment l’expression « Ils roulent vite ces bougnes », ainsi que « C’est un bougnoule qui pue le kebab ». Il a également qualifié certaines personnes de « nègre », de « bicot », d’ « Afghan » et comparé des individus à des « singes », avec une imitation caricaturale.

Au-delà des attaques racistes, C. R. a exprimé des opinions sur la politique gouvernementale, notamment en affirmant « On s’est fait bouffer, on a fait venir tout le monde, on a pris 40 ans de merde, de gauchiasse ». Il a également relayé la rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait un homme et critiqué l’immigration, arguant que « On est devenus chrétiens sous Clovis, on va devenir musulmans sous Macron ». Des propos justifiant les tortures de la guerre d’Algérie et un soutien à la Russie ont également été enregistrés.

Enquête ouverte à Carcassonne après la diffusion d’une séquence raciste impliquant un policier

La séquence a circulé en interne à partir de fin 2025. Suite à une plainte déposée par C. R. pour atteinte à la vie privée en janvier 2026, les gendarmes ont récupéré la vidéo. Le parquet de Carcassonne a ouvert une enquête préliminaire.

Plusieurs policiers municipaux de Carcassonne ont été suspendus de leurs fonctions à la suite de la révélation de ces propos. Un agent a déposé plainte contre C. R. pour des menaces, tandis que d’autres ont engagé des poursuites et sont actuellement en arrêt maladie. Le maire de la ville a dénoncé des déclarations « à vomir ».

La diffusion de l’enregistrement a soulevé des questions sur les dérives au sein de la profession et a conduit à des poursuites judiciaires contre les auteurs des propos. La situation reste complexe et en évolution.