Non-respect des prix plafonnés : 3,5 tonnes de pommes de terre saisies au marché de gros de Boumerdès

Boumerdès, 3 novembre 2026. Les agents de la direction du commerce de la wilaya ont saisi 3 510 kilogrammes de pommes de terre au marché de gros des fruits et légumes, bloquant la vente de ces denrées pour non-respect du tarif réglementé. Cette opération, menée ce mardi matin, a abouti à l’ouverture immédiate de procédures judiciaires contre les commerçants concernés, qui refusaient d’appliquer le prix plafonné en vigueur.

Cette saisie massive intervient alors que les autorités renforcent leur vigilance sur les prix, la pomme de terre étant l’un des produits de première nécessité soumis à un contrôle tarifaire depuis le début de l’automne. Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a établi une grille fixant le prix maximum à 90 dinars le kilogramme en détail. Face aux soupçons visant certains intermédiaires qui gonfleraient artificiellement les cours avant la vente finale, les contrôles se concentrent désormais sur les plateformes de gros, où se forment réellement les prix.

Qualité du produit et poursuites judiciaires

Pour les défenseurs des consommateurs, le simple plafonnement des prix ne résout pas tout : la qualité des marchandises vendues au tarif officiel est devenue un enjeu central. Un mois après l’application de la grille tarifaire, l’organisation Himayatec a alerté sur la présence fréquente de pommes de terre abîmées ou couvertes de terre dans les cageots, dont une part importante finit à la poubelle. L’association souligne que ce prix réduit n’a de sens que s’il s’accompagne d’une « qualité acceptable », sans quoi l’économie réalisée par les ménages reste purement théorique.

Lire aussi : Pommes de terre à 90 DA : l’association Himayatec dénonce la dégradation de la qualité

À Boumerdès, les dossiers des contrevenants sont désormais entre les mains des instances compétentes. La direction du commerce n’a pas précisé le nombre exact d’opérateurs mis en cause ni le devenir de la marchandise immobilisée. Cette action est présentée comme une étape d’un dispositif de contrôle appelé à se poursuivre, incluant un suivi régulier des tarifs, la vérification de l’approvisionnement et le contrôle des conditions de stockage, une méthode désormais rodée dans la plupart des wilayas.