Prix à la pompe en 2027 : révision des prix des carburants ou maintien des subventions ?

Le ministre des Finances a dissipé les inquiétudes entourant une éventuelle hausse des prix du carburant au 1er janvier 2027. Lors de ses explications, il a tenu à clarifier la portée de l'article 218 du projet de loi de finances pour 2027, précisant que cette disposition n'implique pas une augmentation programmée des tarifs de l'essence ou du gasoil.

Clarifications sur l'article 218 et le pouvoir d'achat

Pour étayer son propos, le responsable a rappelé que l'orientation générale du texte repose sur la préservation du pouvoir d'achat. Il s'est étonné de l'interprétation faite de l'article 218, qui prévoit une possibilité de révision pour les parties concernées. Le ministre a illustré sa position par un exemple : si le gouvernement avait réellement envisagé une hausse d'un dinar du prix du litre d'essence, cette mesure aurait été intégrée directement au projet de loi de finances, puis soumise à la discussion et à une évaluation de ses répercussions budgétaires. « Ce n’était pas notre intention », a-t-il affirmé.

Il a ajouté que les mécanismes de révision évoqués peuvent concerner d'autres domaines, notamment certaines contraintes industrielles auxquelles sont confrontées les entreprises. Ces ajustements peuvent aussi bien entraîner une hausse qu'une baisse, selon les situations. Au-delà de la question spécifique des carburants, le ministre a insisté sur la nécessité de prendre en compte les conséquences sociales de toute décision économique. Une éventuelle révision ne peut être envisagée sans mesurer son impact sur les citoyens et la réaction de la société. Il a réaffirmé l'attachement de l'État algérien à son caractère social, inscrivant la protection du pouvoir d'achat dans la continuité des directives du président de la République.

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Proposition d'amendement à l'Assemblée populaire nationale

Parallèlement à ces déclarations, l'article 218 fait l'objet de discussions à l'Assemblée populaire nationale (APN). Dans son rapport préliminaire, la commission des finances et du budget a proposé un amendement visant à soumettre toute révision des prix de l'essence et du gasoil à l'approbation préalable du Parlement, dans le cadre de la loi de finances.

Les députés souhaitent ainsi renforcer le contrôle parlementaire sur les éventuelles évolutions des tarifs des carburants. L'objectif est d'éviter que des décisions ayant un impact direct sur le quotidien des citoyens soient prises sans consultation des représentants du peuple. Cette initiative intervient alors que la possibilité d'une révision des prix, prévue dans le projet de loi, suscite des interrogations chez les automobilistes. Elle remet au centre du débat la question de l'équilibre entre les impératifs économiques des secteurs concernés et la nécessité de préserver le pouvoir d'achat.

Il convient toutefois de noter que cet amendement constitue une proposition de la commission et ne doit pas être confondu avec une disposition définitivement adoptée. Son devenir dépendra de la suite de l'examen du projet de loi de finances 2027.