Attractivité en Afrique : L’Algérie dans le Top 10 des destinations d’investissement en 2026

L'Algérie recule d'un rang dans le classement 2026-2027 des économies africaines les plus attractives pour les investisseurs, se positionnant désormais à la huitième place sur 31 pays évalués. Cette nouvelle édition du rapport *Where to Invest in Africa*, publiée le mardi 27 octobre 2026 par la banque sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB), attribue au pays un score de 0,16, en léger retrait par rapport à la septième place obtenue lors de l'édition précédente. L'étude, relayée le 29 octobre par le média Al Araby Al Jadeed, intègre cette évolution dans un contexte de réorganisation des hiérarchies économiques du continent, où plusieurs nations d'Afrique du Nord voient leur position se modifier.

Dynamique interne et facteurs de résistance

La cote algérienne s'appuie sur vingt critères répartis en quatre grands axes : les dynamiques économiques et leur potentiel, l'ouverture commerciale et l'innovation, l'attractivité pour les investisseurs, ainsi que les aspects sociaux et humains. En ce qui concerne les facteurs qui tirent la moyenne vers le haut, le PIB représente un atout de 0,13 point. Viennent ensuite les disparités de revenus (+0,08 point), tandis que la vulnérabilité liée aux ressources naturelles et le niveau de développement humain contribuent tous deux à hauteur de 0,07 point. En revanche, plusieurs éléments pénalisent le classement : la restriction de la liberté économique (-0,10 point) et celle de la liberté individuelle (-0,07 point) pèsent lourdement, tout comme l'accroissement démographique et l'instabilité politique (chaque poste valant -0,02 point), sans oublier la corruption (-0,01 point).

Le rapport met en lumière la capacité de l'économie algérienne à résister aux chocs, une robustesse attribuable notamment aux réserves financières constituées via les recettes des hydrocarbures. Les matières premières représentent 90 % des exportations nationales, tandis que les réserves de change permettent de couvrir environ 18 mois d'importations. Toutefois, Rand Merchant Bank souligne que cette résistance repose sur des sources de revenus concentrées. Le document insiste sur la nécessité d'une diversification de l'économie et des sources de revenus pour consolider cette position à long terme, en particulier face aux variations des prix de l'énergie.

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Positionnement régional et continental

À l'échelle du continent, les Seychelles dominent le classement avec un score de 0,80, devant Maurice (0,64) et l'Égypte (0,48). Ces trois économies conservent leurs positions respectives pour la troisième édition consécutive. Le Maroc, quatrième au classement avec un score de 0,42, gagne une place grâce à sa croissance économique, la diversification de ses exportations, notamment dans le secteur automobile, et ses investissements infrastructurels. Il devance l'Afrique du Sud, qui glisse au cinquième rang.

La Tunisie subit un recul plus marqué, passant de la douzième à la treizième place avec un score de 0,13, après avoir figuré au septième rang lors de l'édition 2024-2025. Cette détérioration s'inscrit dans un contexte macroéconomique contraint : la dette publique tunisienne atteint 84 % du PIB, et les réserves de change ne couvrent qu'un peu plus de trois mois et demi d'importations. Par ailleurs, les matières premières ne représentent que 20 % des exportations du pays, contrastant avec la structure exportatrice algérienne.