Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a voté à l’unanimité, ce jeudi 29 octobre, le retour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à un rythme biennal. Cette décision annule la modification adoptée l’année précédente, qui prévoyait de n’organiser le tournoi qu’une fois tous les quatre ans. La compétition se tiendra désormais de nouveau tous les deux ans, marquant un revirement stratégique pour le football continental.
Patrice Motsepe, président de la CAF, avait initié ce réexamen début octobre lors de la Conférence stratégique organisée au Cap-Vert du 7 au 9 octobre. Trois semaines plus tard, l’instance dirigeante a tranché définitivement sur la fréquence du championnat.
Un abandon dicté par les contraintes financières et le calendrier mondial
Le passage initial à un cycle quadriennciel visait à créer un espace pour une nouvelle compétition, la Ligue des nations africaine, destinée à remplacer la CAN et à se disputer tous les deux ans. Ce projet s’est heurté à des difficultés financières majeures. Selon la CAF, cette nouvelle épreuve aurait mis plusieurs années à générer des revenus suffisants. Or, ces ressources sont indispensables pour permettre aux compétitions africaines de devenir financièrement autonomes et compétitives à l’échelle mondiale. Face à cet obstacle, l’instance a choisi de conserver une compétition déjà bien établie plutôt que de parier sur un format novateur dont la viabilité économique restait incertaine.
« La décision du Comité exécutif […] vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain », a déclaré Patrice Motsepe. Le dirigeant a également souligné l’importance de préserver les intérêts des joueurs africains évoluant dans des clubs hors du continent. Dans ce contexte, la Ligue des nations ne remplacera pas la CAN, son avenir restant à préciser.
Le nouveau calendrier prévoit la tenue de la prochaine édition en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, durant les mois de juin et juillet. Une autre compétition suivra dès 2028, puis en 2031 et en 2033. Les années 2029 et 2030 resteront vides de CAN, car 2030 est réservée à la Coupe du monde de la FIFA. Conformément à la tradition de l’instance mondiale, les confédérations évitent d’organiser leur tournoi continental l’année du Mondial. Ce choix permet ainsi de doubler le nombre d’éditions d’ici 2033 : le rythme quadriennciel n’aurait offert que deux toursnois (2027 et 2031), alors que le nouveau calendrier en prévoit quatre.
Des implications directes pour la sélection algérienne
Cette décision offre aux Verts davantage de possibilités de performer au niveau continental. L'Algérie a déjà soulevé le trophée de la CAN à deux reprises, en 1990 et en 2019. La sélection nationale est actuellement engagée dans les qualifications pour l'édition 2027, où elle occupe la tête de son groupe.
Les joueurs algériens défieront le Togo les 14 et 17 novembre, lors des troisième et quatrième journées. L'organisation d'une CAN dès 2028 entraînera une succession rapide des phases éliminatoires. L'encadrement de Brahim Hemdani devra donc gérer un calendrier particulièrement dense.