Élections locales : l’ANIE met en garde contre les dérapages verbaux

L'ANIE a tiré au sort ce mercredi, sous la supervision de son président Saâd Arous et en présence d'un huissier de justice, les créneaux horaires destinés aux différents acteurs politiques pour la campagne des élections locales du 28 novembre. Cette procédure électronique permet de répartir le temps d'antenne disponible dans les médias audiovisuels publics entre les partis, les alliances et les listes indépendantes, qui disposeront ainsi de vingt jours pour exposer leurs programmes. La phase précédente, consacrée à la finalisation des candidatures et au remplacement des dossiers rejetés, s'est achevée la veille, ouvrant la voie à cette étape cruciale avant le lancement officiel de la compétition électorale prévu pour jeudi 5 novembre.

Au total, 1267 heures et 48 minutes de diffusion seront consacrées à cette campagne, un volume réparti sur six chaînes de télévision publiques (la Chaîne Une, Canal Algérie, A3, Tamazight, TV6 et la chaîne parlementaire) ainsi que trois radios nationales et 48 stations locales. Lors de ses déclarations, Saâd Arous a rappelé « sur le principe d’égalité entre les candidats dans l’accès aux médias audiovisuels publics ». Il a ajouté que cette allocation « devait obéir à des critères objectifs et garantir les mêmes chances à l’ensemble des listes, qu’elles soient portées par des partis politiques, des alliances ou des candidats indépendants », tout en exhortant les acteurs du champ politique à respecter strictement l'éthique électorale tout au long de la période de campagne.

Appel à l'éthique et validation des candidatures

Au-delà de la technique de diffusion, le président de l'ANIE a exhorté les acteurs politiques au respect strict de l'éthique électorale tout au long de la compétition. Il a mis en garde « contre les discours offensants, les attaques personnelles, la diffamation et la diffusion d’informations trompeuses », invitant les candidats à concentrer leurs interventions sur « leurs programmes et leurs propositions ». Cette exigence vise, selon lui, à permettre aux électeurs de prendre connaissance des différentes offres et de faire leur choix en toute connaissance de cause.

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Dans le même esprit, Saâd Arous a rappelé la responsabilité des médias dans l'accompagnement de ce scrutin. Il a plaidé pour « une couverture professionnelle, neutre et équilibrée », estimant que le traitement médiatique devrait permettre aux citoyens de comparer les programmes et de se forger leur propre opinion. À l'issue du tirage au sort, cette volonté de régulation s'est matérialisée par la signature de la charte d’éthique des pratiques électorales par les représentants des partis politiques présents et des listes concernées.

Sur le plan des candidatures, 6052 listes ont été retenues pour ces élections locales. Ce total se décompose en 428 listes pour les Assemblées populaires de wilaya et 5624 pour les Assemblées populaires communales. La composition de ces listes varie selon leur nature : on y compte 5765 listes partisanes, 24 listes d’alliances et 263 listes indépendantes. Ces chiffres font suite à une période de finalisation des dossiers, durant laquelle plusieurs partis ont dû remplacer certains candidats après le rejet de leurs initiales candidatures, un délai qui a expiré mercredi dernier.