Grève du 5 novembre en France : menace sur les liaisons aériennes avec l’Algérie

La mobilisation interprofessionnelle prévue pour le jeudi 5 novembre 2026 met en péril le bon fonctionnement du trafic aérien français, avec un impact potentiel direct sur les liaisons reliant la France à l’Algérie. Alors que les perturbations ferroviaires sont déjà anticipées, les appels à la grève émanant des syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et des agents aéroportuaires menacent de paralyser les plateformes parisiennes de Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly. Les voyageurs sur ces axes internationaux s'attendent à des retards significatifs ou à des annulations de vols si les effectifs de contrôleurs aériens venaient à manquer.

Un statu quo maintenu jusqu'à la décision de la DGAC

À ce stade, aucune réduction officielle du programme de vols n'a été annoncée pour le 5 novembre, tant par les transporteurs réguliers comme Air Algérie et Air France que par les compagnies low cost. L'attention se porte désormais sur la DGAC, qui doit dévoiler mercredi 4 novembre le niveau de réduction imposé aux compagnies aériennes. Cette décision dépendra de la mesure réelle de la mobilisation dans chaque centre de contrôle, une évaluation rendue possible par le préavis obligatoire de grève.

Selon le site Mister Travel, la réglementation exige que chaque professionnel de la navigation aérienne essentiel au vol notifie sa décision de faire grève personnellement, au moins deux jours avant l'événement, et ce avant l'heure de midi. Cette procédure permet aux autorités de vérifier si le nombre de personnels disponibles est compatible avec les exigences de sécurité. En cas de manque, la DGAC peut contraindre les compagnies à annuler certaines rotations. Pour les aiguilleurs du ciel, cette échéance est tombée le 3 novembre à midi. À ce jour, aucune communication officielle ne signale de limitation des départs ou arrivées, ce qui entretient le doute quant au taux réel d'adhésion au mouvement.

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Des préavis déposés tôt par les syndicats

La tension dans le secteur du transport aérien remonte à plusieurs semaines avant la journée de mobilisation prévue. Le syndicat Force Ouvrière DGAC avait formalisé son préavis dès le 29 octobre, appelant l'ensemble des employés de la DGAC, de l'ENAC et du BEA à déposer leurs outils dès le début de la matinée du 5 novembre. Parallèlement, SUD Aérien avait lancé un appel à la grève le 19 octobre, visant spécifiquement le personnel au sol, y compris les équipes d'escale, de sûreté, de nettoyage et de maintenance. Dans ce contexte où le contrôle aérien comme les opérations au sol sont menacés, il est recommandé aux voyageurs effectuant des trajets depuis ou vers la France ce 5 novembre de rester attentifs aux communiqués de la DGAC et de leur compagnie jusqu'à mercredi.