La peine de Latifa Dib a été réduite en appel à deux ans de prison ferme. Le volet financier du jugement initial reste inchangé, avec une amende de 200 000 dinars. L'accusation initiale de diffusion de publications nuisibles à l'intérêt national est confirmée. Latifa Dib continue de nier les faits, affirmant s'agir d'un appel à la protection. L'affaire a débuté suite à une publication sur les réseaux sociaux jugée préjudiciable. L'Ordre des avocats d'Alger avait précédemment radié son nom du tableau professionnel.
Réduction de la Peine en Appel
La Cour d’Alger a abaissé la peine infligée à Latifa Dib. L’ancienne avocate sera désormais incarcérée pendant deux ans, contre les quatre années de prison ferme prononcées en première instance. Cette décision, rendue par la cour d’appel, a abouti à une sanction d’emprisonnement effectif de 24 mois. La juridiction a maintenu la qualification pénale initiale, celle de diffusion de publications destinées au public et susceptibles de nuire à l’intérêt national ainsi qu’aux symboles de la République. La parquet avait initialement demandé un renforcement de la peine, plaçant la demande à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 200 000 dinars.
L'affaire Latifa Dib a débuté à la suite de la diffusion d’un contenu sur les réseaux sociaux. Ce message, considéré comme une atteinte à l’intérêt du pays et aux emblèmes de l’État, a conduit à une enquête judiciaire. Avant la décision de la cour d’appel, le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed avait prononcé une condamnation à quatre ans de prison ferme contre l’ex-avocate. La défense de Latifa Dib a formé un appel, qui a abouti à une modification de la sentence. Tout au long de son procès, l’ancienne avocate a maintenu sa position, affirmant que ses actions relevaient d’un appel à la protection et qu’elle n’avait jamais cherché à discréditer des institutions ou à se nuire. Cette argumentation n’a pas convaincu la juridiction, qui a confirmé sa culpabilité.
La procédure judiciaire a débuté avec un placement en détention provisoire ordonné par un magistrat instructeur le 2 juin. Cette mesure a été exécutée dans l’établissement pénitentiaire de Koléa. Parallèlement à la procédure judiciaire, l’Ordre des avocats d’Alger avait pris des mesures disciplinaires, radiant le nom de Latifa Dib du tableau professionnel. Cette décision a été prise suite à des prises de parole publiques jugées contraires aux règles déontologiques de la profession. L'amende de 200 000 dinars, initialement prononcée par le tribunal correctionnel, est restée inchangée par la cour d’appel. La peine réduite de deux ans de prison ferme représente une atténuation significative de la sanction initiale. La décision de la cour d’appel marque la fin d’une procédure judiciaire complexe et prolongée, débutée avec la diffusion d'une publication sur les réseaux sociaux.