Tebboune nomme Amine Benmalek wali de Boumerdès

La wilaya de Boumerdès a reçu un nouveau wali. Un décret présidentiel, signé par Abdelmadjid Tebboune, a nommé Amine Benmalek à la tête de l’exécutif local, suite au départ de Fouzia Naâma pour exercer des fonctions ministérielles. La décision a été annoncée dans un communiqué bref de la Présidence de la République, sans commentaire additionnel.

Le remplacement s'inscrit dans une volonté de stabiliser la wilaya, caractérisée par une taille importante, un littoral, des zones industrielles et sa proximité avec Alger. La gestion intérimaire assurée par le secrétaire général n'était pas durable compte tenu de la complexité du territoire. Amine Benmalek prend le relais face aux enjeux spécifiques qui y sont associés.

Le nouveau wali hérite d’un territoire dense confronté à des problématiques multiples. La pression foncière est une préoccupation constante, ainsi que les difficultés de mobilité quotidienne vers Alger. De plus, les conséquences du séisme de 2003 persistent, nécessitant des chantiers de reconstruction encore en cours. Ces dossiers nécessitent une prise en main rapide de la part du nouveau responsable.

La nomination de Amine Benmalek est liée au départ de Fouzia Naâma, qui a été nommée ministre déléguée chargée des Collectivités locales. Cette mutation est motivée par une volonté de valoriser l'expérience territoriale. La logique de la Présidence est de faire passer des figures locales vers des postes ministériels, en s'appuyant sur leur connaissance du terrain. Cette stratégie s'inscrit dans une politique de contrôle constant des walis par le président Tebboune, illustrée par des mutations récentes à Constantine et Béjaïa.

Cette démarche s'inscrit dans un contexte plus large de remaniements gouvernementaux. La veille de la nomination de Amine Benmalek, un remaniement partiel avait concerné les Finances, le Travail, l’Agriculture et la Communication. Quatre portefeuilles avaient été attribués à de nouveaux responsables après consultation du Premier ministre.

La Présidence de la République exerce une pression constante sur les walis. Des mouvements à la tête de leurs exécutifs ont été observés récemment à Constantine et Béjaïa, avec des intérimés confiés en attendant une désignation définitive. La fermeté de l'État est également démontrée, comme l'a été le cas en juin dernier avec le limogeage du wali délégué de Sidi Abdellah, motivé par une faute professionnelle grave, explicitement mentionnée dans le décret. Cette transparence, rare dans ce type de décrets, constitue un avertissement collectif.