L’opération Phoenix : 48 arrestations et saisies importantes

Deux individus recherchés par la France ont été appréhendés en Algérie. Ces arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une opération coordonnée par Interpol. Les identités des deux individus n’ont pas été divulguées.

Les deux hommes s’étaient évadés de prison avant de se réfugier en Algérie. L’un des suspects a été arrêté à l’aéroport international Houari-Boumédiène d’Alger. L’autre a été interpellé à un poste-frontière terrestre reliant l’Algérie et la Tunisie.

Interpol arrête deux hommes recherchés en Algérie

Le fugitif arrêté à l’aéroport d’Alger est soupçonné d’être impliqué dans une fusillade survenue à Toulouse en 2022. Il était précédemment condamné à huit ans de prison pour trafic de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs et détention d’armes.

L’individu arrêté à la frontière tunisienne était condamné pour meurtre et recherché pour trafic de stupéfiants, avec une peine de quinze ans de prison.

L’opération, nommée Phoenix, a abouti à 48 arrestations dans cinq pays : l’Algérie, la Jordanie, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. Quarante-huit individus étaient la cible de demandes d’Interpol, incluant huit personnes notifiées rouges par l’organisation internationale. Des vérifications ont été réalisées dans les bases de données d’Interpol, générant 246 résultats positifs concernant des personnes et des documents de voyage.

Des saisies importantes ont été réalisées. Elles incluaient 11 véhicules de luxe, 16 300 dollars américains, 9 900 euros en espèces, 1,8 kilogramme d’or, 13 000 comprimés de Captagon et 123 grammes de méthamphétamine sous forme de cristaux. De plus, 530 téléphones portables et 1 525 cartons de cigarettes de contrebande ont été saisis.

L'opération Phoenix : 48 arrestations et saisies importantes

L’opération Phoenix s’inscrit dans le cadre du projet Momentum-MENA, une initiative de trois ans visant à renforcer les capacités des services de police dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, notamment par la formation et le déploiement de femmes policières. Cette coopération internationale a permis, selon María Carmen Muñoz González, directrice de la lutte contre le terrorisme à Interpol, de démontrer l'efficacité de la coopération policière aux points de passage frontaliers. Des policières ont coordonné les activités des bureaux d’Interpol et des unités opérationnelles en Algérie et en Jordanie.