Coût croissant de La rentrée scolaire : les familles face à des dépenses importantes

La rentrée scolaire approche, entraînant une situation financière difficile pour un nombre significatif de foyers, plus précisément pour ceux dont les revenus sont modestes. Plus de 12 millions d’enfants, incluant ceux entrant pour la première fois dans le système éducatif primaire, secondaire ou lycéen, devront reprendre le cours de leurs études. Cette période est marquée par des dépenses liées aux besoins scolaires des élèves, qui fréquentent les différentes structures éducatives des cycles ou paliers.

La rentrée scolaire : Un coût croissant pour les familles

Un foyer comprenant trois ou quatre enfants scolarisés est confronté à des contraintes importantes pour acquérir le matériel scolaire nécessaire. Un témoignage rapporte que les coûts associés à la rentrée des classes, incluant les fournitures scolaires et le matériel didactique, ainsi que les dépenses vestimentaires, pèsent lourdement sur les budgets familiaux. Un jeune ménage, rencontré sur le perron d’un magasin Printemps situé dans les quartiers Bab Azzoun, souligne la difficulté de répondre aux charges liées à la rentrée scolaire.

La circulation commerciale est organisée dans plusieurs rues de Tunis, notamment Bab el Oued, Zoudj Ayoun et Ahmed-Bouzrina, afin de fluidifier le passage des piétons et de faciliter l'accès aux commerces. Ces rues, traditionnellement fréquentées par les ménages à la recherche de produits, ont été libérées de la présence de petits revendeurs informels qui vendaient des ballots de fournitures scolaires à des prix variables, notamment en prévision des fêtes religieuses ou de la rentrée scolaire.

La présence accrue des forces de l’ordre dans ces zones vise à encadrer les ventes informelles et à prévenir la reconquête de l’espace public par des commerçants itinérants. Les autorités publiques ont pris des mesures pour limiter la concurrence déloyale et assurer le respect des règles commerciales..

Des parents, accompagnés de leurs enfants, effectuent des recherches pour trouver les "bonnes affaires" en matière de fournitures scolaires. Un père de famille, confronté à des dépenses importantes, évoque un coût de plus de 30 000 dinars pour l'achat de fournitures, de cartables et de tabliers pour ses trois enfants. Il souligne la nécessité de mobiliser des ressources supplémentaires pour couvrir les dépenses liées à l'équipement scolaire et aux effets vestimentaires obligatoires, notamment le port du tablier. Il décrit cette situation comme une "saignée" de ses économies.

Dans un espace commercial dédié aux articles scolaires et outils didactiques, une cliente exprime son mécontentement face aux prix élevés, notamment pour les sacs à dos de qualité, qui peuvent atteindre 3500 dinars. Elle se rabat sur un produit local moins cher pour faire face à ses contraintes financières. La situation est corroborée par d'autres témoignages, soulignant la difficulté pour les ménages à faibles revenus de se procurer le matériel scolaire nécessaire à l'éducation de leurs enfants. La pression financière est donc une réalité pour de nombreuses familles à l'approche de la rentrée scolaire.