Éric Zemmour annonce sa candidature présidentielle et définit sa stratégie de «remigration»

Éric Zemmour a officialisé jeudi soir sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, lors d’une interview accordée à BFMTV. Cette annonce marque son retour sur la scène politique française et s’accompagne de déclarations fortes concernant les politiques d’immigration et l’identité nationale. Dès le début de son intervention, il a clairement défini son objectif : « Je ne suis pas politicien, je suis candidat à la présidentielle », et « Vous avez compris, je serai candidat à la présidentielle ».

Zemmour : un programme anti-immigration radical

Les déclarations de Zemmour ont rapidement suscité des réactions vives, notamment concernant sa vision de la place des musulmans en France. Il a exprimé une position tranchée sur le sujet, affirmant : « On ne peut pas être Français avec un prénom musulman ». Cette affirmation s’inscrit dans une logique plus large de préservation des traditions françaises, qu’il qualifie de « respect des traditions françaises », et qu’il considère comme non discriminatoire, se situant dans une logique de « respect des traditions françaises ».

Le président de Reconquête! A également détaillé sa stratégie concernant l’immigration, privilégiant une approche restrictive. Il préconise l’expulsion systématique de certains étrangers, notamment ceux ayant été condamnés pénalement, et propose de conditionner le maintien sur le territoire des étrangers en situation régulière à une période de chômage d’environ un an, assortie de l’expulsion. Cette politique s’inscrit dans le concept de « remigration », visant à inciter ou à forcer le départ des populations étrangères hors de France, en ciblant particulièrement les personnes en situation irrégulière et celles dépendant des aides sociales. Il a notamment proposé : « Des rebots à la place des immigrés ».

L’IA, solution à la question migratoire selon Zemmour

Éric Zemmour a avancé l’idée d’utiliser l’intelligence artificielle et la robotique pour remplacer les immigrés dans divers secteurs d’activité. Il a déclaré : « L’IA, mes amis, accouplée à la robotique, va nous permettre enfin de régler la question de ces prétendus immigrés indispensables ». Il a cité notamment les secteurs des chauffeurs de taxi, livreurs, maçons, maraîchers ou encore les employés d’EHPAD, soulignant qu’il préfère l’utilisation de robots plutôt que d’immigrés pour prendre soin des personnes âgées à domicile, affirmant : « Je préfère un robot plutôt qu’un étranger ».