Après les pneus, une nouvelle pénurie inquiète les automobilistes

Le marché algérien de l’extincteur automobile est confronté à une situation de pénurie et de flambée tarifaire, conséquence de l’application du nouveau Code de la route, publié au Journal officiel en mai dernier. Ce texte impose l’équipement de chaque véhicule avec un extincteur, le triangle de signalisation et le gilet rétro-réfléchissant, entraînant une demande accrue et une offre limitée.

La pénurie d’extincteurs : une nouvelle loi crée le chaos

Les prix des extincteurs ont dépassé de manière significative l’amende forfaitaire de 4 000 dinars algériens prévue en cas de non-respect de cette obligation. Les observations rapportent des prix variant de 6 000 à 12 000 DA, selon les vendeurs, témoignant d’un emballement spectaculaire de la demande.

Selon L’analyse de l’expert économique Dr Hatem Harkati, interrogé par El Khabar en septembre 2026, cette multiplication des prix par cinq ou six ne peut être attribuée à des ajustements commerciaux. Il recommande une analyse approfondie de la chaîne d’approvisionnement, incluant la vérification des prix d’achat initiaux, l’évaluation des charges logistiques et le contrôle des stocks et des factures afin de détecter d’éventuelles rétentions spéculatives. Il souligne que « La preuve d’une pratique illicite ne doit pas reposer sur de simples impressions ou le constat de prix élevés. Mais sur des factures, des volumes d’importation et l’inspection des stocks ».

Analyse de la situation : causes et solutions pour la crise des extincteurs

Cette situation se manifeste également sur les plateformes numériques, où des annonces affichent des prix attractifs avant d’annoncer une rupture de stock et de proposer le matériel à des prix plus élevés. Dans les commerces de pièces détachées, la demande excède largement l’offre disponible, obligeant de nombreux revendeurs à s’abstenir d’acheter de nouveaux stocks par prudence.

Face à cette situation, les associations de consommateurs, représentées par la Fédération algérienne de protection du consommateur, réclament la suspension temporaire des verbalisations liées à l’extincteur d’automobile. Zaki Hariz, président de la Fédération, souligne le décalage entre l’obligation légale et la capacité du marché à y répondre, soulignant les contraintes liées aux régulations du commerce extérieur et à la délivrance restreinte des licences d’importation.