Robert Ménard : procès pour refus de célébrer un mariage

Le 30 septembre 2026, le tribunal judiciaire de Montpellier accueillera une audience concernant la poursuite intentée par le maire de Béziers, Robert Ménard. L’affaire remonte à juillet 2023, date à laquelle Robert Ménard avait refusé de célébrer le mariage d’une Française de 29 ans avec son compagnon algérien de 23 ans. Ce dernier se trouvait alors en situation irrégulière sur le territoire français et était soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le couple avait initialement intenté une plainte contre le maire, l’accusant de « mariage blanc ». Eva, la future épouse, avait exprimé sa contestation à BFMTV : « C’était sûrement pas un mariage blanc et je ne supporte plus d’ailleurs cette accusation, ça m’arrache le cœur à chaque fois que je vois ça. »

Procès de Robert Ménard : Bruno Retailleau sera témoin

Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, a été sollicité par Robert Ménard pour témoigner au procès. Son entourage a indiqué à BFMTV que le candidat des Républicains à l’élection présidentielle avait « accepté d’apporter son éclairage sur ce sujet important ». L’entourage de l’ancien ministre a également déclaré : « En tant qu’ancien ministre de l’Intérieur il sait combien les jurisprudences sur le sujet viennent percuter la volonté d’une immense majorité de Français de voir l’État faire preuve de fermeté avec les étrangers sous OQTF. » Retailleau s’appuie sur son expertise pour appuyer l’argumentation de Ménard devant le tribunal. Il a été cité à comparaître par Robert Ménard.

Le contexte de l’affaire : soutien de Retailleau et positionnement de Macron

Le contexte de l’affaire est marqué par des déclarations antérieures. Le 16 février 2025, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau avait apporté son soutien au maire de Béziers sur CNews et Europe 1. « On marche sur la tête, c’est le maire, soucieux de l’ordre public qui se retrouve devant le tribunal, devant les juges, et non pas l’individu qui est entré irrégulièrement sur le territoire », avait-il déclaré. Suite à cela, le 18 février 2025, Robert Ménard avait été convoqué dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il avait refusé le « plaider-coupable » proposé par le procureur de Montpellier, et son affaire a été renvoyée devant le tribunal correctionnel. Robert Ménard est susceptible d’être condamné jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

La situation a été qualifiée d’« ubuesque » par Emmanuel Macron, alors président de la République. En mai 2025, lors d’un échange avec Robert Ménard sur TF1, il avait estimé que le droit était « mal fait ». Emmanuel Macron ne se rendra pas à Montpellier pour assister au procès. L’audience est prévue le 30 septembre 2026, avec la comparution annoncée de Bruno Retailleau en qualité de témoin.