Un million d’euros pour l’agriculture bio algérienne

Une réunion s’est tenue mercredi à la Chambre nationale de l’agriculture. Des ambassadeurs de trois pays, des producteurs et des représentants de ministères étaient présents. Cet événement marquait le lancement d’un projet européen d’un million d’euros. L’objectif est de développer un cadre pour l’agriculture biologique en Algérie et de valoriser ses produits de qualité. Le pilotage du projet est assuré par l’Italie, pour une durée de deux ans, en collaboration avec des experts algériens.

Déploiement d’un projet européen d’un million d’euros

Le ministère italien de l’agriculture (MASAF) dirige le projet. Le ministère français de l’agriculture participe en tant que partenaire. Uttalia est chargée de la gestion administrative. Le ministère de l’agriculture, du Développement rural et de la Pêche en Algérie reçoit l’appui, à travers un jumelage institutionnel, un échange direct entre administrations publiques.

Le projet se concentre sur deux axes. Le premier vise à élaborer un système national d’agriculture biologique. Des experts accompagnent les autorités algériennes dans l’élaboration des normes et des textes réglementaires, la répartition des responsabilités et la mise en place des procédures de contrôle et de certification. Des formations sont prévues pour les agents chargés de faire fonctionner ce système.

Le second axe porte sur le Label agricole de qualité (LAQ). Cinq filières pilotes seront mises en place. Les producteurs, les transformateurs, les chambres d’agriculture et les organismes techniques seront associés à la définition des caractéristiques et exigences de chaque produit. Ces éléments seront intégrés dans cinq cahiers des charges, avant leur transmission à la commission nationale de labellisation.

Deux axes clés pour l’agriculture bio algérienne

Le programme prévoit également des actions de sensibilisation, un logo officiel pour le label bio et du contenu pour un portail national dédié. La participation est envisagée par un représentant du ministère des Affaires étrangères, les ambassadeurs de l’UE, d’Italie et de France, ainsi que des agriculteurs, coopératives et représentants d’organisations nationales et internationales.

L’ambition du projet est de renforcer le cadre réglementaire de l’agriculture biologique en Algérie, d’améliorer les contrôles et les certifications, et de faciliter la reconnaissance des produits de qualité.