L’administration Trump a réactivé un décret présidentiel visant à imposer une taxe de 100 000 dollars aux entreprises souhaitant recruter des travailleurs étrangers via les visas H-1B. Cette mesure, initialement mise en œuvre en septembre 2025, a entraîné une réduction drastique du nombre de visas approuvés, ne comptant qu’environ 700 paiements enregistrés au cours de l’année précédente. Cette politique s’inscrit dans une stratégie plus large visant à restreindre l’immigration qualifiée, affectant les conjoints et les visas étudiants.
La Maison-Blanche renforce les restrictions sur les visas H-1B
La Maison-Blanche a ordonné aux Départements de l’état, du travail et de la sécurité intérieure d’intensifier le contrôle des dossiers H-1B, incluant une collaboration avec d’autres agences économiques et une examen prioritaire des licenciements de travailleurs américains occupant des postes similaires. Cette intensification du contrôle s’accompagne d’une volonté de limiter l’accès au marché du travail américain pour les professionnels étrangers, notamment dans le secteur de l’intelligence artificielle, où les étudiants étrangers représentent une proportion importante des effectifs universitaires.
L’administration Trump a également mis en œuvre une série de réformes restrictives visant à limiter l’immigration qualifiée sous toutes ses formes. Ces mesures comprennent une augmentation des exigences salariales minimales, la suppression du permis de travail pour les conjoints et la fin du délai de grâce de 60 jours en cas de perte d’emploi, ainsi que le renforcement des règles sur les visas étudiants. La justification juridique de la taxe de 100 000 dollars est contestée, soulignant des incohérences et des risques de litiges concernant les renouvellements de visas déjà accordés.
Conséquences juridiques et impact sur le secteur technologique
Le décret présidentiel a soulevé des réserves juridiques quant à son application aux renouvellements de visas déjà accordés, limitant cette mesure au contrôle aux frontières et excluant toute modification des conditions d’extension de statut pour les professionnels déjà installés aux États-Unis. De plus, imposer des critères liés aux licenciements à l’ensemble des entreprises dépasse les limites légales fixées par le Congrès, notamment en ce qui concerne les contraintes de recrutement réservées aux employeurs « dépendants du H-1B ». Cette politique, qui rappelle les méthodes du premier mandat de Donald Trump, prépare le terrain à une augmentation des demandes de preuves supplémentaires et des taux de refus systématiquement en hausse.