La Confédération africaine de football (CAF) explore activement des alternatives pour l’accueil de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, neuf mois avant le début de la compétition. Cette démarche découle de difficultés rencontrées dans les pays initialement désignés, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, et se traduit par des contacts avec plusieurs nations africaines capables d’accueillir la compétition dans des délais réduits. L’Algérie est l’un des pays concernés par ces sondages, en raison de ses infrastructures sportives et de son expérience récente dans l’organisation d’événements majeurs.
Évaluation des capacités algériennes
Selon des informations révélées par le Monde, la CAF a pris contact avec l’Algérie, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Maroc. Saïd Ali Saïd Athouman, président de la Fédération comorienne de football, estime que cinq pays africains – l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Côte d’Ivoire – seraient aujourd’hui aptes à organiser une CAN dans des délais très courts. L’Algérie dispose de sept stades répondant aux exigences de la compétition, et bénéficie d’une expérience récente significative, notamment l’accueil du CHAN 2023 avec des matchs à Alger, Oran, Constantine et Annaba, ainsi que de la CAN des moins de 17 ans la même année. Cette capacité à mobiliser rapidement des infrastructures existantes constitue un argument clé dans cette réflexion.
La CAF a mené des inspections au Kenya, en Tanzanie et à l’Ouganda, mais a également exploré des pistes avec l’Algérie et le Maroc. Malgré les inquiétudes soulevées, la CAF maintient que la compétition se déroulera toujours au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, tout en conservant une ouverture à d’éventuelles solutions. Patrice Motsepe, président de la CAF, a reconnu une « situation de grande urgence », sans toutefois évoquer de plans de secours formels, affirmant qu’il n’existait « ni plan B ni plan C ». Une nouvelle inspection est programmée pour janvier 2027.
Contexte et perspectives
Officiellement, la CAN 2027 reste programmée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Cependant, l’intérêt que la CAF porte au dossier algérien témoigne de la nécessité de disposer d’une solution de secours. La CAF a lancé des appels d’offres internationaux en référence à la « CAN Pamoja », organisée conjointement par ces trois pays. L’évolution des travaux dans les prochains mois et les futures inspections de la CAF seront déterminantes pour l’issue de cette situation. La décision finale reste donc incertaine, mais l’Algérie demeure une option viable grâce à ses infrastructures et son expérience.