Les services de police algériens ont suspendu les verbalisations liées à l’absence d’extincteur à bord des véhicules, une décision prise en raison d’une pénurie généralisée sur le marché. Cette mesure, effective à partir du 29 septembre, marque un répit pour les automobilistes confrontés à des sanctions pour non-conformité.
Suspension des amendes et attente de stocks
La suspension des procès-verbaux est motivée par l’absence de disponibilité des extincteurs dans les commerces. Le texte législatif imposant cet équipement reste en vigueur, mais son application est conditionnée à la reconstitution des stocks. Aucune contravention ne sera infligée tant que l’offre ne sera pas suffisante. Cette décision intervient après plusieurs semaines de verbalisations qui avaient suscité l’incompréhension des conducteurs.
La loi n° 26-09, entrée en vigueur, classe le défaut d’équipement de sécurité parmi les infractions de deuxième catégorie, avec une amende fixe de 4 000 dinars. Cette disposition s’applique notamment aux conducteurs utilisant des véhicules à moteur autres que les « sirghaz », pour lesquels des exigences plus strictes sont imposées, incluant un appareil à poudre d’au moins deux kilos et des sanctions pouvant aller jusqu’à trois jours de prison en plus d’une amende alourdie.
Une pénurie d’extincteurs a entraîné une flambée des prix, avec des vendeurs proposant des modèles entre 3 000 et 12 000 dinars. La situation a provoqué une ruée des consommateurs, vidant les étals et entraînant une spéculation.
Pénurie d’extincteurs et demande d’intervention
Le député Bachir Brahimi avait alerté le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, sur cette situation, demandant un gel provisoire des sanctions. Il avait souligné l’impossibilité pour les citoyens d’acquérir un extincteur en raison de sa rareté. « J’ai l’honneur de porter à votre attention la question des amendes infligées aux conducteurs ne possédant pas d’extincteur. Compte tenu de la rareté, voire de l’absence totale de ces extincteurs sur le marché, les citoyens sont actuellement dans l’impossibilité de s’en procurer et de se conformer à cette obligation », avait-il déclaré.
Les autorités insistent sur l’importance de l’équipement, soulignant que l’intervention d’un extincteur peut maîtriser un départ de feu dans les premières secondes. Elles rappellent également la nécessité de vérifier la date de validité des appareils, souvent négligée.