La sûreté de wilaya d’Alger a mis fin à une enquête menée sur une organisation criminelle transnationale impliquée dans le trafic de prégabaline. Cette opération, qui s’inscrit dans une série d’actions menées par les services de sécurité, a permis de saisir des biens d’une valeur marchande d’environ 250 milliards de centimes.
Saisie de 250 milliards de centimes de biens
Les éléments saisis comprennent près de deux millions de capsules de prégabaline dissimulées dans des bouteilles d’oxygène médical, 636 motocyclettes utilisées comme façade pour le blanchiment d’argent, et plus de six milliards et 180 millions de centimes en espèces. Ces biens ont été découverts lors de perquisitions dans un entrepôt de la périphérie d’Alger, suite à une enquête de quatre mois menée par la police judiciaire algéroise. L’enquête visait une organisation structurée dont les activités dépassaient les frontières nationales.
La technique de dissimulation utilisée par les trafiquants consistait à remplir des bouteilles d’oxygène médical, destinées à l’usage médical, avec des capsules de prégabaline, un psychotropes. Les convois de ce produit, originaires d’une wilaya du Sud-Est du pays, se dirigeaient vers Alger, la cible privilégiée de ces filières. Les enquêteurs ont suivi ces flux pendant plusieurs semaines avant de mettre en place un dispositif de surveillance et de saisie.
Des concessionnaires de motos ont été identifiés comme des éléments clés de ce réseau, servant de façade pour le blanchiment d’argent. Les perquisitions menées à Ouargla, Touggourt et Alger ont permis de récupérer 636 motocyclettes, ainsi que 16 véhicules utilitaires et de tourisme de diverses marques. L’utilisation de sociétés écrans dans le secteur automobile, fréquemment observée dans les procédures judiciaires algériennes, a également été mise en lumière.
La présence d’un ressortissant étranger parmi les personnes arrêtées a souligné l’aspect international de l’affaire. Cette situation s’inscrit dans un schéma plus large, comme l’interpellation de 39 suspects en juillet dernier, impliqués dans une filière d’exportation illicite de métaux précieux et de devises, reliant des organisations criminelles opérant dans plusieurs pays.
Les peines encourues par les mis en cause sont sévères, allant jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité, pour des faits de trafic de psychotropes, de contrebande et de blanchiment d’argent. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les réseaux criminels organisés, confirmant l’ampleur de ces activités et la nécessité d’une surveillance accrue.