Hana Mansour : le point retire le portrait de son site

L’hebdomadaire français « Le Point » a retiré de son site internet le portrait de la comédienne algérienne Hana Mansour, utilisé sans accord préalable pour illustrer une chronique littéraire. Ce cliché accompagnait un texte signé par l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, intitulé « Monologue imaginaire d’une Franco-Algérienne ». Face à l’indignation de l’artiste et à la fermeté de son agence, la rédaction a fini par supprimer l’image, tout en laissant planer la menace de poursuites judiciaires.

Hana Mansour a réagi immédiatement sur les réseaux sociaux, dénonçant une atteinte directe à son droit à l’image. Elle a précisé n’avoir jamais été consultée ni donné son consentement pour l’exploitation de cette photographie. Pour la comédienne, cette association graphique constituait également un désaveu éditorial, marquant une rupture totale avec le propos développé dans la chronique de Kamel Daoud.

« Ils ont finalement retiré la photo de leur site. »

En exigeant l’effacement immédiat du contenu sur l’ensemble des plateformes numériques du magazine, l’actrice s’est réservée le droit d’engager des actions en justice. Elle a souligné que sa pratique contrevenait non seulement à son droit à l’image, mais aussi à sa liberté fondamentale de contrôler la diffusion de ses représentations.

L’agence Wojooh menace de poursuites judiciaires

L’agence Wojooh, qui gère la carrière de Hana Mansour, est intervenue via un communiqué officiel pour condamner ce qu’elle qualifie de procédé illégal. La structure a rejeté catégoriquement les prises de position et les angles éditoriaux véhiculés par l’article en question. Elle a mis en garde la direction de la publication parisienne, précisant qu’un défaut de réaction entraînerait le lancement de poursuites judiciaires formelles.

En Algérie, ce mouvement professionnel a déclenché une large mobilisation sur les plateformes numériques. Artistes, créateurs de contenu et internautes ont massivement diffusé la réaction de l’actrice, fustigeant le fait qu’un visage public algérien soit utilisé pour illustrer un texte d’opinion sans son consentement.

Un avertissement adressé aux médias étrangers

Face à la colère du public et aux mises en garde juridiques émises par son agence, la rédaction du média parisien a fini par retirer le portrait controversé de son site internet.

Pour Hana Mansour, cette correction rapide marque un tournant important pour la scène artistique algérienne. L’actrice souhaite que cet incident serve de signal fort aux rédactions et agences de communication étrangères qui utilisent des images d’artistes locaux sans demander leur accord préalable, soulignant que les droits à l’image ne connaissent pas de limites géographiques.