Tebboune confirme les transits algériens par le détroit d’Ormuz

Lors de son entretien périodique avec les médias nationaux, le président Abdelmadjid Tebboune a levé le voile sur les mouvements récents de la flotte algérienne. Il a confirmé que plusieurs bâtiments du pays ont franchi le détroit d’Ormuz, une zone maritime dont la circulation est affectée par les conséquences du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran depuis fin février. Cette prise de position met fin aux interrogations soulevées ces derniers jours, notamment après la diffusion d’informations sur le passage d’un méthanier national.

Le chef de l’État a précisé que ces traversées ne constituaient pas un événement isolé. « Pour les navires qui transitent par le détroit d’Ormuz, ce n’est pas le premier ou le dernier. Il y a un mouvement de navires qui passent sans problème », a-t-il déclaré. Ces propos confirment que le trafic maritime algérien se maintient dans cette voie stratégique malgré le contexte sécuritaire tendu.

Le cas du Lalla Fatma N’Soumer au centre du débat

La polémique avait gagné en ampleur suite à la circulation de publications sur les réseaux sociaux et dans plusieurs organes de presse concernant le méthanier *Lalla Fatma N’Soumer*. Des doutes avaient été exprimés quant à la réalité effective du transit de ce bâtiment spécifique. Les affirmations du président Tebboune viennent désormais valider l’emprunt de cette route maritime par des navires algériens depuis le début de la crise, situant ainsi le cas du *Lalla Fatma N’Soumer* parmi les éléments ayant alimenté les discussions autour des activités de la flotte nationale.

Positionnement diplomatique et stabilité énergétique

Au-delà de la confirmation technique des passages, Abdelmadjid Tebboune a rappelé la posture de l’Algérie face aux tensions régionales. « L’Algérie n’a de problème avec personne », a-t-il affirmé, précisant que le pays n’était « pas responsable de la crise du détroit d’Ormuz ». Le président a également souligné que la poursuite de ces transits s’inscrivait dans une logique visant à assurer la stabilité du marché pétrolier mondial. Selon lui, aucune raison ne justifierait que l’Algérie soit visée dans ce contexte de conflit.

Le détroit d’Ormuz demeure l’un des points névralgiques du commerce international des hydrocarbures. Les perturbations liées au conflit ont des répercussions directes sur la circulation maritime et les exportations énergétiques. La confirmation par le chef de l’État que ces traversées se poursuivent « sans problème » indique que la navigation algérienne ne se limite pas à un seul bâtiment, mais s’inscrit dans un flux continu malgré les enjeux géopolitiques de la zone.