Élections locales : Tebboune appelle la jeunesse à s’impliquer d’avantage

Le président Abdelmadjid Tebboune a exhorté les jeunes, en particulier les universitaires, à prendre une part active au processus électoral local. Face à un engouement qu’il juge insuffisant pour les élections des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévues le 28 novembre prochain, le chef de l’État les invite « à prendre les rênes en se portant candidats » afin de contribuer directement à la prise de décision locale. Il souligne que « Le développement de l’action locale passe par le renforcement du rôle de la commune et l’encouragement des citoyens, notamment les jeunes, à participer à la gestion ».

Cette mobilisation est présentée comme indispensable pour « élire les candidats les plus qualifiés au sein des assemblées locales ». Le président met en avant « l’importance que revêt la commune, notamment après l’élargissement des prérogatives qui lui sont dévolues ». Il déplore la réticence observée chez certains jeunes depuis la convocation du corps électoral, alors qu’ils sont « au moment où ils sont appelés à faire preuve de sens des responsabilités et à contribuer à la prise de décision, en s’engageant dans l’action politique ». Pour soutenir cette participation, il rappelle « les différentes mesures prises en faveur des jeunes dans le cadre des échéances électorales, notamment le financement de leurs campagnes électorales afin de les mettre à l’abri de l’argent corrompu ».

Tensions autour de la constitution des listes

Le temps presse pour les différentes formations politiques, qui éprouvent encore des difficultés à composer leurs listes et à identifier leurs têtes de liste alors que le délai légal pour le dépôt des candidatures aux Assemblées locales expire dans moins de quatre jours. Dans ce contexte, le chef de l’État maintient sa position en déclarant que « le dialogue avec les partis politiques représentés au Parlement demeure ouvert ». Il souligne leur rôle d’« un partenaire essentiel dans la gestion des affaires publiques », mais rappelle également que « Il y a certains partis qui ne se sont pas conformés avec les dispositions de la nouvelle loi sur les partis politiques ».