Marché du poulet : baisse des prix et reprise de la production

Le prix du poulet a reculé de près de 70 dinars par kilogramme en l’espace d’une semaine, ramenant les cours autour de 450 DA dans de nombreuses wilayas. Cette baisse, qui traduit un retour progressif vers des niveaux plus stables après une période de tension, s’accompagne d’une reprise de la production nationale.

Selon Ali Ben Chaiba, président de la Fédération nationale des éleveurs de volailles, cette inflexion baissière devrait se prolonger au cours des prochains jours. La disponibilité accrue des produits sur le marché permet ainsi de corriger les hausses enregistrées récemment, tandis que les efforts conjoints des autorités et des professionnels de la filière visent à sécuriser l’approvisionnement et à stabiliser les prix pour les consommateurs.

Une offre renforcée et des disparités régionales

Les chiffres actuels montrent une hétérogénéité géographique des tarifs. Si le prix moyen du poulet se situe autour de 450 dinars le kilo dans plusieurs régions, il descend jusqu’à 430 dinars dans la wilaya de Batna. Concernant le poulet vif, les cours oscillent entre 320 et 330 dinars le kilogramme : 320 DA dans les wilayas de l’Ouest et de l’Est, contre 330 DA dans le Centre du pays.

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Cette amélioration de la situation est attribuée par le responsable professionnel à la reprise de la production, qui a atteint des seuils capables de couvrir la demande actuelle. L’arrivée de volumes supplémentaires sur les étals est attendue pour renforcer le pouvoir d’achat des ménages, tout en préservant les marges des producteurs. Cette dynamique illustre la volonté de concilier la protection des consommateurs avec la viabilité économique de la filière avicole.

Le marché de l’œuf reste sous tension

Malgré la baisse des prix de la viande blanche, le secteur de l’œuf maintient des niveaux élevés. Ali Ben Chaiba explique cette résistance par un déficit passager de l’offre, lié au calendrier de production. La mise en place des lots de poussins ayant eu lieu début septembre, un décalage temporel persiste avant d’atteindre un rythme de ponte suffisant pour étoffer l’offre.

En attendant la fin de ce nouveau cycle de production, les prix de gros de l’œuf restent ancrés autour de 560 dinars la plaque. La filière traverse donc une phase de transition où le segment de la chair s’améliore grâce à une productivité retrouvée, tandis que celui de l’œuf attend le bouclage de son cycle pour voir ses prix se normaliser.