À l'aéroport de Paris-Orly, une passagère destinée à l'Algérie a été interpellée le 3 avril 2026 alors qu'elle dissimulait plus de deux kilogrammes de cocaïne sur son corps. Cette saisie douanière a ouvert une enquête judiciaire qui, plusieurs mois plus tard, met en cause un plombier de 53 ans résidant dans le Val-de-Marne, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire financier pour un réseau de trafic de stupéfiants transfrontalier.
Lors de son contrôle avant l'embarquement, Nassera, la voyageuse arrêtée, a été trouvée en possession de 2,072 kg de cocaïne. Selon les informations relayées par *Le Parisien* le 22 octobre 2026, elle a déclaré lors de son audition avoir pour mission de surveiller les transporteurs de drogue dans les aéroports. Elle a également reconnu avoir personnellement convoyé des stupéfiants à certaines occasions. Ses déclarations ont orienté les investigations vers un homme qu'elle identifiait sous le surnom de « Saraf », terme désignant un changeur de devises.
Un réseau de blanchiment et la découverte de faux billets
Nassera a indiqué se rendre régulièrement au domicile de cet intermédiaire, situé à Vitry-sur-Seine, afin de récupérer de l'argent. Les enquêteurs ont identifié cette personne comme étant Mohamed Z., un plombier de 53 ans. Mis en examen le 7 avril 2026 pour trafic de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs et blanchiment, il a ensuite été placé en détention provisoire. La perquisition de son logement a révélé la présence de 125 000 euros en faux billets, ainsi que 34 000 euros en espèces et plusieurs livres de comptes, éléments désormais versés au dossier judiciaire.
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Les investigations portent sur l'origine de ces fonds et la nature des opérations de change ou de transfert réalisées par le suspect. L'avocat général a cité une audition réalisée en juin 2026, au cours de laquelle Nassera aurait déclaré s'être rendue une dizaine de fois chez le plombier pour récupérer des sommes d'environ 7 000 euros. Face à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, Mohamed Z. a contesté toute implication dans le trafic, affirmant n'avoir jamais consommé ni vendu de drogue. Il a soutenu avoir cru effectuer des virements bancaires liés à des héritages familiaux en Algérie pour aider des personnes souhaitant récupérer des fonds après le décès de proches, tandis qu'il assurait que les faux billets avaient été déposés chez lui par un tiers.
Néanmoins, la requête en libération du mis en cause a été déboutée, ce dernier restant incarcéré provisoirement au titre de la procédure d'instruction. Le magistrat instructeur estime qu'il lui faut encore sept mois d'enquêtes avant de pouvoir clore le dossier.