Le procureur général près de la cour d’Alger a ordonné ce jeudi le lancement d’enquêtes immédiates, urgentes et approfondies. Cette mesure judiciaire fait suite à la circulation de vidéos montrant des individus jeter des denrées alimentaires et des légumes depuis des camions, une pratique qu’ils soupçonnent être motivée par une volonté de spéculer sur les prix.
Ces investigations seront conduites par plusieurs corps de sécurité sous la supervision du pôle national de lutte contre la criminalité organisée. L’objectif affiché est d’identifier l’ensemble des participants à ces actes, qu’il s’agisse de ceux qui ont physiquement jeté les marchandises ou de ceux qui les ont encouragés, indépendamment de leur statut ou de leur position.
Traque des réseaux et sanctions maximales
Les enquêteurs doivent également mettre au jour les réseaux de spéculation ainsi que leurs ramifications. Ils suivront les circuits des marchandises, les infrastructures de stockage et les chaînes de distribution impliquées dans ces pratiques. Les personnes dont l’implication sera établie seront présentées aux juridictions compétentes pour faire l’objet de poursuites dans toute la mesure permise par la loi. Le parquet souligne que la loi s’appliquera fermement et sans exception.
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Le parquet qualifie ces faits d’atteinte directe au pain quotidien du citoyen, à la sécurité alimentaire de la société et à l’ordre public économique. Il refuse d’y voir un comportement isolé ou passager, estimant que la gravité s’accroît lorsque ces actes apparaissent organisés, coordonnés et répétés. Pour les autorités judiciaires, cela révélerait l’existence de groupes criminels provoquant délibérément des crises afin de nuire au pouvoir d’achat des citoyens.
Cette décision intervient après le Conseil des ministres du 18 octobre, durant lequel le président Tebboune avait ordonné plusieurs mesures de contrôle des prix. Le parquet invite les citoyens à la vigilance et à la responsabilité, les invitant à signaler toute pratique similaire. Il n’a pas précisé le lieu ni la date des faits filmés, ni indiqué le nombre de personnes visées.