Boualem Naman : le tribunal annule les arrêtés d’expulsion et met fin aux mesures administratives

Le tribunal administratif de Paris a statué hier sur le recours de Boualem Naman, plus connu sous le pseudonyme de «Doualemn» sur TikTok, annonçant des médias français. Cette décision entraîne l’annulation des arrêtés d’expulsion visant cet influenceur algérien et met fin aux mesures administratives menaçant de le conduire vers l’Algérie. La procédure, complexe et longue, s’est déroulée sur plusieurs mois et a impliqué des expulsions successives ainsi qu’un retour en France.

Annulation des arrêtés d’expulsion pour l’influenceur «Doualemn»

La décision du tribunal intervient après une première expulsion de Boualem Naman vers l’Algérie, qui s’était soldée par son retour en France. Suite à son retour, il a été placé en rétention administrative pendant environ trois mois, en raison de l'absence d'accord permettant son éloignement. Il a ensuite été soumis à une assignation à résidence à Montpellier. Cette assignation à résidence a été maintenue pendant plus d’un an.

Le tribunal administratif a examiné le recours de Boualem Naman depuis le 3 septembre. Lors de l’audience, le rapporteur public avait recommandé l’annulation des arrêtés d’expulsion ainsi que la restitution de son titre de séjour. Les juges ont suivi cette orientation et ont annulé les mesures d’éloignement. L’avocate de Boualem Naman, Me Vanessa Edberg, contestait également son assignation à résidence.

L’affaire a débuté suite à la diffusion d’un direct sur les réseaux sociaux dans lequel Boualem Naman appelait à «donner une sévère correction» à un opposant au régime algérien. Suite à cet événement, le maire de Montpellier et le préfet de l’Hérault avaient effectué un signalement.

Sur le plan pénal, Boualem Naman avait été reconnu coupable de «provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit». Il avait été condamné en mars 2025 à cinq mois d’emprisonnement avec sursis. Cette condamnation a été confirmée en appel en juillet 2026, selon BFMTV.

Il est important de noter que la décision du tribunal administratif porte exclusivement sur la légalité des mesures d’éloignement prises par l’administration française. Elle ne remet pas en cause la condamnation pénale prononcée à son encontre. La procédure a donc été structurée autour de deux contentieux distincts. Le premier, pénal, concerne les propos tenus dans la vidéo et a abouti à une condamnation confirmée en appel. Le second, administratif, porte sur la légalité des mesures d’éloignement et a abouti à l’annulation des arrêtés d’expulsion. L’expulsion initiale de Boualem Naman vers l’Algérie en mars 2025 et son retour en France ont constitué des étapes clés de cette procédure complexe. La décision du tribunal administratif empêche désormais l’exécution des arrêtés d’expulsion annulés.