Le gouvernement a lancé une stratégie nationale visant à contrer l’expansion des bandes de quartiers dans les zones urbaines. Cette initiative, annoncée le 17 septembre 2026, repose sur une approche combinée de prévention, de dissuasion, de réinsertion et de sensibilisation de la population. Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé une réunion de gouvernement consacrée à l'examen de cette stratégie, présentée par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
Nouvelle stratégie gouvernementale contre les bandes de quartiers
Le document stratégique, intitulé «Stratégie nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers 2026-2029», s'inscrit dans le cadre de l'ordonnance 20-03 du 30 août 2020 relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers. Il est présenté comme une approche intégrée et multidimensionnelle, combinant les axes de prévention, de dissuasion, de réinsertion et de sensibilisation, afin de protéger la société, préserver l’ordre public et assurer la sérénité des citoyens.
La stratégie s'attaque à un phénomène de violence urbaine, particulièrement présent dans les nouvelles cités, où des individus, souvent des personnes impliquées dans des activités criminelles et la toxicomanie, contrôlent les espaces publics et imposent leurs propres règles. Ces individus, équipés d'armes blanches, sont responsables de violences et défient l'autorité de l'État. Le phénomène a débuté avec l'exploitation illégale des trottoirs transformés en parkings sauvages et le racket des automobilistes. Face à l'absence de réponse des autorités, les délinquants ont étendu leurs activités, créant un climat de violence dans des quartiers entiers.
Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement a mis en place des mesures pénales sévères envers les membres des bandes de quartiers et a mobilisé des brigades de police spécialisées. Ces brigades utilisent les réseaux sociaux pour identifier les auteurs de violence. En parallèle, des efforts sont déployés pour la préservation du patrimoine, notamment au niveau d'Alger, avec des projets de restauration et de valorisation du secteur sauvegardé de la Casbah, classé périmètre patrimonial d’une valeur exceptionnelle et inscrit dans la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992. Ces projets concernent la restauration des bâtiments historiques, la réhabilitation des ruelles et des maisons endommagées, conformément à des études techniques rigoureuses, afin de valoriser le caractère historique et urbanistique de la Casbah et de renforcer son attractivité culturelle, économique et touristique. Une réunion de Conseil interministériel est prévue pour l'adoption des plans d'action sectoriels pour mettre en œuvre cette stratégie, notamment à travers la mobilisation de tous les moyens nécessaires, la mise en place des dispositifs de suivi et l’évaluation de la performance en vue de sa concrétisation effective à court et moyen terme.