L’Union européenne procède à une révision significative du Code des visas Schengen, visant à affiner l’attribution des visas de court séjour et à renforcer la sécurité. Cette initiative, annoncée par la Commission européenne à travers un appel à contributions publié le 8 septembre 2026, s’inscrit dans le cadre de la première stratégie européenne sur les visas, lancée en janvier dernier. La Commission européenne souligne que les éléments de cette proposition, incluant le calendrier, restent provisoires et susceptibles d’évoluer avant l’adoption de la version finale.
Révision du Code des visas Schengen : nouvelle réglementation en perspectives
Une augmentation des frais administratifs est envisagée. La Commission européenne étudie, en collaboration avec les États membres, la mise en place d’une surtaxe européenne. Ces recettes seraient directement réinvesties dans la modernisation de la politique commune des visas. À ce jour, aucun montant n’a été fixé et aucune revalorisation des tarifs du visa Schengen n’a été officiellement approuvée. Le tarif actuel du visa Schengen est de 90€ pour les adultes et 45€ pour les enfants âgés de 6 à 11 ans, depuis le 11 juin 2024. Cette augmentation représente une hausse de 80€ à 90€ pour les adultes et de 40€ à 45€ pour les enfants.
La réforme du Code des visas Schengen vise également à fluidifier les procédures pour les professionnels. La Commission européenne envisage de créer un répertoire d’entreprises partenaires, fiables et reconnues, afin d’accélérer les demandes de visa. Les collaborateurs de ces entreprises bénéficieraient d’un accès prioritaire aux rendez-vous, de délais d’instruction réduits et de justificatifs simplifiés, assurant ainsi une procédure plus prévisible et homogène sur l’ensemble du territoire européen.
Parallèlement, l’Union européenne entend renforcer les mesures de sécurité. Le Code actuel permet déjà de sanctionner les États non coopératifs en matière de réadmission de leurs ressortissants. La Commission européenne souhaite désormais mettre en place des réponses plus flexibles et ciblées pour faire face aux menaces sécuritaires, aux actes d’espionnage, aux sabotages ou à l’instrumentalisation des migrants. Ces restrictions seraient appliquées de manière sélective, tout en maintenant un régime d’exception pour la société civile, les figures de l’opposition et les cas humanitaires.
Impact sur les demandeurs et les procédures
Enfin, la révision du Code des visas Schengen s’aligne sur la transition numérique en cours. La dématérialisation progressive de l’octroi du visa Schengen nécessite une adaptation des règles actuelles pour les rendre compatibles avec les nouveaux systèmes d’information. Cette évolution s’inscrit dans la feuille de route de la Commission de janvier 2026, qui prône des démarches digitalisées, des réseaux informatiques interconnectés et l’attribution facilitée de visas à entrées multiples de longue durée pour les profils jugés de confiance. Le projet de révision est actuellement en phase de consultation auprès des parties prenantes et la Commission européenne prévoit de soumettre sa proposition législative au premier trimestre 2027. Le texte devra ensuite suivre l’ensemble du parcours parlementaire européen avant que les nouvelles règles ne soient officiellement appliquées.