Algérie-UE : les critères ESG s’imposent comme pilier du partenariat

L’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a souligné l’importance des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme un élément central pour renforcer le partenariat économique entre l’Algérie et l’UE. Cette affirmation a été faite lors de la première édition de l’«ESG Excellence Summit 2026». Selon l’ambassadeur, les critères ESG sont désormais considérés comme intrinsèquement liés à la compétitivité, à l’innovation et au développement industriel des entreprises algériennes. Il a qualifié cette intégration de «choix stratégique et économique» susceptible d’améliorer la capacité des entreprises algériennes à s’adapter aux mutations économiques et à accroître leur présence sur les marchés européens et internationaux.

ESG : un pilier du partenariat Algérie-UE selon l’ambassadeur européen

L’ambassadeur Mellado Pascua a insisté sur le potentiel d’un partenariat renforcé entre l’Algérie et l’Europe dans ce domaine, soulignant que l’UE, en tant que principal marché voisin de l’Algérie, pourrait bénéficier de l’intégration progressive des critères ESG. Il a estimé que cette démarche contribuerait à rapprocher les modèles économiques des deux parties, favorisant ainsi la diversification, les investissements et les partenariats industriels. Il a notamment évoqué la production, le transport, la conception des produits et l’emballage comme des maillons potentiels pour des solutions innovantes proposées par des entreprises et des start-up.

L’ambassadeur a précisé que l’ESG ne devait pas être limité à la seule dimension environnementale, mais devait inclure également les aspects sociaux et de gouvernance dans la réflexion sur le modèle économique. Il a souligné la nécessité d’un environnement collaboratif pour le développement des start-up, reconnaissant que certains projets pouvaient aboutir à des initiatives industrielles tandis que d’autres pouvaient générer des idées ou des technologies repris par d’autres acteurs. Il a insisté sur l’importance d’une approche collaborative impliquant divers intervenants.

Dans le cadre de cet accompagnement, l’Union européenne travaille avec les autorités algériennes, en s’appuyant sur les priorités définies par le gouvernement. Cette collaboration se traduit par la mobilisation d’expertise européenne et la mise en relation avec des acteurs et des start-up européens. L’objectif est de faciliter les échanges, les investissements, les transferts de technologie et les partenariats industriels. Cette démarche s’inscrit dans une coopération continue entre l’Algérie et l’UE, avec des initiatives menées dans plusieurs secteurs.

L’ambassadeur a notamment identifié les secteurs de l’agriculture et de la numérisation de l’économie comme des domaines prioritaires pour le développement de la coopération, estimant que ces développements peuvent contribuer à approfondir progressivement le partenariat entre les deux parties.