Le ministère du Commerce extérieur a examiné avec le ministre Kamel Rezig les résultats du premier semestre 2026 avec les opérateurs titulaires de licences de marques internationales. Les discussions ont porté sur les volumes de production locaux des marques internationales, leur potentiel d’exportation et les obligations bancaires non réglées pour certains importateurs.
Nouvelles implantations de marques internationales
Les données présentées confirment une progression de la production locale des marques internationales. Les quantités produites en Algérie sous licence de grandes enseignes étrangères ont augmenté sur les six premiers mois de l’année. Kamel Rezig considère cette augmentation comme une confirmation de la capacité du pays à accueillir des chaînes de fabrication exigeantes. Il souligne que cette implantation industrielle contribue à la valeur ajoutée locale, renforce l’appareil productif et offre des opportunités aux sous-traitants algériens. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier l’économie algérienne, comme l’avait demandé le ministre lors de ses échanges avec la mission du Fonds monétaire international en juin dernier.
Plusieurs opérateurs envisagent d’utiliser leurs unités algériennes comme plateforme de réexpédition vers les marchés voisins, conformément à la stratégie ministérielle de conquête commerciale. L’arrivée de nouvelles enseignes mondiales est également attendue. Plusieurs de ces marques prévoient de transférer une partie de leur production vers des sites algériens, selon les déclarations du ministre. Le secteur de la chaussure a déjà franchi un jalon important avec l’implantation de Skechers, première usine du géant américain sur le continent africain, en partenariat avec un industriel local. Cette initiative sert d’argument pour attirer d’autres investissements.
Stratégie gouvernementale et production locale
La régularisation des domiciliations bancaires est une priorité. Le ministre a réclamé l’achèvement rapide de ces procédures, notamment pour les opérateurs qui n’ont pas terminé les formalités liées aux programmes prévisionnels d’importation. Le blocage de leurs prévisions d’approvisionnement est une conséquence directe de cette situation. Cette exigence traduit la volonté du ministère de contrôler les flux d’importation tout en encourageant la production locale. Le textile s’inscrit dans cette stratégie de diversification économique, visant à remplacer les importations et à étendre les ventes à l’étranger, avec le « Label Algérie » ciblant désormais l’Afrique, l’Europe et l’Asie. « Label Algérie »