Le « Fonds universitaire pour l’innovation et les start-up » vient d’obtenir son agrément de constitution, officialisant sa création avec des actifs initiaux dépassant les 280 millions de dinars. Ce véhicule d’investissement est spécifiquement conçu pour financer les entreprises, projets innovants et start-up issus de l’écosystème universitaire, scientifique, technologique et entrepreneurial. La décision de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), rendue publique hier, intervient près d’une semaine après la délivrance de l’agrément initial le 29 septembre dernier. Elle s’inscrit dans le cadre du règlement qui encadre les organismes de placement collectif à capital-risque (OPCR).
La gestion de ce fonds est assurée par la Société d’investissement financier de l’Université d’Alger 3, une entité relevant du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifiques. Pour la Cosob, cette opération valide « l’orientation de la Cosob à poursuivre le développement du cadre réglementaire et institutionnel favorable aux mécanismes de financement alternatif, et à renforcer le recours au capital-risque pour le financement des projets prometteurs ». L’objectif affiché est de soutenir la croissance de ces projets en facilitant leur transition de la phase de recherche vers l’investissement et l’expansion commerciale.
Un ciblage sectoriel précis et un renforcement du capital
Les investissements prévus par ce nouveau fonds se concentreront principalement sur quatre axes stratégiques : la numérisation et l’intelligence artificielle, la santé et les biotechnologies, l’agriculture et les industries agroalimentaires, ainsi que l’énergie et l’environnement. L’industrie, la logistique et les services technologiques figurent également parmi les secteurs éligibles au financement. Cette approche sectorisée vise à orienter les capitaux vers des domaines à fort potentiel de développement et d’innovation technologique.
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Ce fonds constitue le deuxième organisme de placement collectif à capital-risque à recevoir un agrément dans le cadre du dispositif réglementaire actuel. Il fait suite à la décision du 2 mars dernier concernant le développement des mécanismes de financement des entreprises innovantes. Ce fonds était doté d’un capital initial de 120 millions de dinars et devrait atteindre 330 millions de dinars d’ici la fin de l’année, selon le ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique. Ce deuxième agrément témoigne, selon la Cosob, de l’intérêt croissant accordé aux organismes de placement collectif à capital-risque, dont l’importance est régulièrement mise en exergue en raison du rôle de ces organismes dans la protection des investisseurs, le renforcement de la transparence et la gouvernance. Il intervient après la présentation au ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises du nouveau mécanisme visant à encourager l’accès des entreprises innovantes à fort potentiel de croissance au « Compartiment croissance » ».