Le ministère de l’Éducation nationale a modifié l’organisation hebdomadaire des cours de langue arabe et de mathématiques dans le premier degré. Cette réorganisation, formalisée par une circulaire ministérielle, vise à améliorer la qualité des apprentissages et le rendement des élèves, deux disciplines étant jugées essentielles dans le parcours scolaire.
Nouvelle structure temporelle pour l’arabe
Pour la langue arabe, les séquences pédagogiques reposent désormais sur six semaines d’apprentissage, suivies d’une semaine entière dédiée à l’intégration, à l’évaluation et à la remédiation. Ce schéma remplace l’ancienne organisation qui prévoyait trois semaines de cours et une demi-semaine pour l’intégration.
Cette extension du temps didactique permet de construire et de consolider les savoirs de manière progressive. Elle réduit la pression temporelle lors de la phase d’intégration et réserve un volume horaire suffisant pour le diagnostic des difficultés et leur prise en charge. L’approche facilite également la transition des élèves de l’intégration collective ou par groupes vers un travail individuel. Les évaluations sommatives peuvent ainsi être menées dans des conditions optimales, permettant d’identifier précisément les points forts et les lacunes des apprenants.
En mathématiques, chaque séquence s’achève par une semaine d’intégration consacrée aux synthèses et à l’application des concepts dans des situations de la vie courante. La note ministérielle rend obligatoires des séances effectives de remédiation, qui doivent répondre aux besoins réels identifiés lors des évaluations. Les résultats servent de base à la création d’activités de soutien adaptées, aidant les élèves à surmonter leurs lacunes et à transférer leurs compétences vers de nouveaux contextes.
Le ministère exige une remédiation ciblée s’appuyant sur la pédagogie différenciée. Concrètement, les élèves sont répartis en groupes flexibles et temporaires selon leurs besoins. Ceux rencontrant des difficultés bénéficient d’un accompagnement direct, tandis que le reste de la classe réalise des activités de consolidation, d’entraînement et d’enrichissement. Directeurs de l’éducation, inspecteurs, chefs d’établissement et enseignants sont tenus de veiller au strict respect de cette organisation.